mardi 30 avril 2013

Recueil 2013 du comité de création

Le recueil de textes et d'oeuvres visuelles 2013 du comité de création du GGUL, intitulé Entre Autres, est présentement offert en prévente au prix de 12$, et ce jusqu'au 16 mai. Passé cette date, il sera vendu au prix de 15$. Si vous désirez en réserver un ou plusieurs exemplaire(s), suivez ce lien : 
http://t.co/MdMyTgH5I9

Nous pouvons d'ores et déjà vous en présenter la couverture :






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jeudi 25 avril 2013


Pour sa 35e année d'existence, le GGUL fait les choses en grand.
Non, n'allons pas vous présenter Lady Gaga en exclusivité...
Cependant, nous nous efforçons d'offrir une année bonifiée par rapport aux précédentes. Alors, après deux spectacles bénéfice, dont un présenté à deux reprises, après une Fête de la diversité sexuelle et de genre à la programmation éclectique et intense, et en attendant le lancement du recueil 2013 du comité de création, qui promet d'être lui aussi de très haut calibre, nous vous annonçons le calendrier des activités d'été 2013.
Il est accessible en ligne et sera bientôt disponible en version papier. N'hésitez pas à communiquer avec nous pour participer à une ou plusieurs activités.
Il n'est jamais exigé d'être membre pour se joindre à nous, cependant pour les activités impliquant des coûts, le GGUL paye les coûts et réclame une participation modique aux membres et plus élevée aux non-membres.
Bon été!
http://www.ggul.asso.ulaval.ca/dépliant%20été%202013%20web.pdf



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mercredi 10 avril 2013

Des nouvelles du comité de création du GGUL

Le comité de création du GGUL désire vous informer de son progrès quant à la publication de son nouveau recueil intitulé : « Entre autres ». Comme vous le savez peut-être, le recueil est fait en trois parties : monologues, arts visuels et textes divers. Une quinzaine d'auteurs et d'artistes ont soumis une quarantaine de textes et une douzaine d'œuvres visuelles.

Lors du lancement prévu le 17 mai 2013 au Tam Tam Café, les textes de la première partie seront présentés sous forme théâtrale. Nous exposerons également les œuvres visuelles sur place et effectuerons la lecture d'extraits de textes tirés de la troisième partie du recueil. Il est à noter que le lancement sera gratuit, mais que toute contribution volontaire en vue de soutenir le projet sera acceptée.

Le recueil imprimé sera aussi officiellement mis en vente au même moment, à 15$ l’unité. Par contre, le comité a pensé vous offrir la chance de l’acheter en prévente à 12$. Pour précommander le recueil, il suffit de le demander à l'un de nos auteurs ou de nous envoyer un courriel à l’adresse du projet de création (creation.ggul@gmail.com) avant le 25 avril.

Le comité de création du GGUL





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jeudi 4 avril 2013

« Le vrai but du mariage homosexuel : imposer la théorie du genre »... vraiment?


Anne-Sophie Ruest-Paquette, invitée à commenter cette vidéo, où l'on entend Patrice André au meeting de la Manifpourtous (en France, donc), a produit l'argumentaire suivant :


Déjà, en partant, je m'oppose au titre de la vidéo. Le mariage représente différentes choses pour différentes personnes. Je ne pense donc pas que nous puissions parler d'un seul véritable but au mariage entre personnes du même sexe. Comme tous les êtres humains, les personnes altersexuelles ont chacune un système de valeurs, de motivations, d'intérêts, d'affiliations identitaires (incluant des affiliations spirituelles et religieuses), etc. Ainsi, de vouloir prétendre que le mariage pour tous relève d'un agenda quelconque que partagent toutes les minorités sexuelles et de genre m'apparaît comme étant réducteur et insensé. Ensuite, prétendre que le mariage est fondé uniquement sur la procréation me paraît étrange. Devrait-on interdire le mariage aux personnes hétérosexuelles infertiles ou aux couples de l'âge d'or ne pouvant plus, pour des raisons physiologiques, avoir d'enfants? La sacralité du mariage ne dépasse-t-elle pas le potentiel reproducteur des personnes qui se marient? Ne devrait-elle pas également inclure la volonté de fonder une vie commune avec une personne que l'on aime et avec laquelle on s'engage à partager sa vie jusqu'à la mort? Je connais un couple de femmes qui sont ensemble depuis plus de 13 ans. Elles s'aiment profondément, se reconnaissent dans la foi catholique, veulent fonder une famille, etc. Leur union n'est-elle pas sacrée? À mes yeux, oui. Elles prévoient d'ailleurs se marier l'été prochain. Par ailleurs, les personnes de même sexe peuvent procréer. Elles doivent simplement user de moyens autres que ceux privilégiés par les hétérosexuels fertiles.

En ce qui a trait à sa théorie sur l'abolition des différences entre les sexes, je ne sais même pas par où commencer pour exprimer mon désaccord... En un premier temps, il importe de distinguer le sexe du genre. Le sexe réfère aux distinctions chromosomiques, hormonales, génitales et reproductrices entre les personnes de sexe mâle, de sexe femelle et intersexuées. Le genre, quant à lui, est une construction sociale qui englobe tout ce que l'on associe culturellement au masculin, au féminin et à tout ce qui se retrouve entre et au-delà de ces catégories. De manière générale, en tant que société, on tend à privilégier des représentations binaires en matière de sexe et de genre et à stigmatiser les personnes qui affichent une ambiguïté, sous prétexte qu'elles sont contre nature. Si la nature produit des enfants intersexués, je suis d'avis qu'il soit contre-nature de les mutiler à la naissance afin qu'ils soient esthétiquement conformes à nos conceptions de ce qui est acceptable. Pourtant, les défenseurs de ces pratiques de mutilation prétendent qu'il s'agit d'une démarche de normalisation. Concernant le genre, il ne faut pas perdre de vue le contexte historique au sein duquel les définitions du genre ont été conçues. C'est dans ce contexte, il me semble, que l'on peut cibler un agenda politique: celui de subjuguer les femmes et le féminin aux hommes et au masculin en limitant le potentiel de chacun en fonction de rôles prescriptifs et restreints. Depuis quelques décennies, nous (la société nord-américaine) avons remis en question ces rôles de genre, notamment à la lumière de prises de conscience concernant l'artificialité de ces rôles. Par exemple, nous avons compris qu'un homme peut être aussi attentionné et tendre envers son enfant qu'une femme, tout comme une femme peut être aussi ambitieuse qu'un homme dans sa vie professionnelle. La théorie du genre ne prétend pas que les hommes et les femmes soient pareils. Elle avance plutôt qu'il y a des distinctions comportementales et psychologiques qui peuvent s'expliquer par la socialisation en raison des préjugés que l'on entretient en vertu du sexe.


Cet homme fait complètement abstraction des forces socioculturelles qui sous-tendent la construction identitaire. Je ne dis pas, à l'inverse, qu'il faille négliger les distinctions neurochimiques. Il y en a. Mais on ne peut pas, non plus, prétendre que nous grandissons dans un vase clos. Les interactions interpersonnelles sont fondamentales dans la construction des perceptions que l'on entretient envers les autres et envers soi-même. Par exemple, j'ai une cousine qui a donné naissance à des jumeaux, dont un enfant de sexe femelle et un enfant de sexe mâle. Bien qu'elle pense se comporter de la même manière avec ses deux enfants, j'ai perçu une différence marquée entre ses interventions. Lorsque son enfant de sexe mâle se blesse, elle lui dit que ce n'est pas grave et l'encourage à retourner jouer. Lorsque son enfant de sexe femelle se blesse, elle la cajole, reconnaît la sévérité de la blessure, la console. Par ses interventions, elle transmet des messages à ses enfants et participe au renforcement de caractéristiques comportementales, psychologiques et affectives distinctes (et, d'après moi, calquées selon ses propres conceptions du masculin et du féminin).

Pour en revenir à la vidéo, je suis également heurtée par le discours de cet homme sur la paternité, ayant l'impression qu'il minimise le rôle du père (d'autant plus parce que j'ai eu un père hyper présent, attentionné, affectueux, tendre, sensible, etc.). Non, les hommes ne portent pas d'enfants. Mais, de manière symbolique, les plus amoureux et attentionnés ''portent'' (ou soutiennent) leur partenaire enceinte. Il me semble tout aussi exigeant pour un homme d'accompagner une femme enceinte que pour une femme de porter un enfant. Les difficultés sont différentes, certes, mais elles sont néanmoins partagées (défis physiques, défis psychologiques, défis émotionnels, défis financiers, etc.). Par ailleurs, élever un enfant n'est pas moins laborieux sous prétexte qu'on n'a pas porté l'enfant en soi. Je serais d'ailleurs curieuse de lire l'avis de pères à ce sujet. Hélas, les hommes avec lesquels j'ai parlé de telles choses hésitent à avouer les difficultés qu'ils ont éprouvées (ou éprouvent), car ils craignent d'être ridiculisés ou critiqués.

Je trouve aussi déplorable que ce conférencier ridiculise des initiatives voulant, d'une part, réduire l'incidence du sexisme, de l'homophobie, de l'hétérosexisme et de la transphobie au sein de la société française (ou ailleurs) et, d'autre part, assurer le respect de toute personne, sans égard à son identité sexuelle, son identité de genre et son orientation sexuelle. Depuis quand la promotion du respect est-elle nuisible? Sensibiliser les professionnels, les enfants, etc. à la diversité des sexes, des genres et des identités sexuelles, ce n'est pas convaincre ni confondre qui que ce soit sur sa propre identité. C'est plutôt exposer l'humanité à la diversité qu'elle rassemble, de sorte à ce que les enfants transgenres ou transsexuels bénéficient de la reconnaissance qui leur est due, puis que l'on s'engage, en tant qu'humanité, à réduire le taux de violence que l'on inflige à toute personne dont le sexe ou l'expression du genre ne cadre pas avec les pôles restrictifs que nous proposent les modèles binaires auxquels je faisais allusion plus tôt (et qui, au risque de me répéter, traduisent certainement un agenda sociopolitique et culturel historique qui a, pendant longtemps, facilité le contrôle et la culpabilisation de la population). Je serais d'ailleurs curieuse de savoir si cet homme s'est déjà donné la peine d'écouter une personne transgenre ou transsexuelle lui raconter son histoire. J'en doute fortement... J'ai plutôt l'impression de voir l'expression du privilège de sa majorité (majorité blanche, de sexe mâle, hétérosexuelle, chrétienne, d'un statut économique aisé, etc.). Je ne vois aucune humilité, ni empathie dans ses propos.


En ce qui touche à la maternité, la théorie du genre et ses défenseurs ne cherchent aucunement à interdire, ni à minimiser le rôle de la mère. Ils souhaitent simplement élargir les possibilités qui s'offrent aux femmes. Il y a des femmes qui veulent porter un enfant. Cela est louable. Il y a des femmes qui ne veulent pas porter d'enfant. Cela est aussi louable. Le mot-clef au cœur de la théorie du genre est le choix: choisir ses projets de vie (se marier ou non, avoir des enfants ou non, travailler ou non) et choisir de s'accepter et d'accepter les autres dans son/leur identité sexuelle, identité de genre et orientation sexuelle. C'est tout! L'objectif n'est pas, de mon point de vue, d'interdire, ni de discréditer les personnes qui se reconnaissent dans les rôles de genre traditionnels, mais plutôt de miser sur la liberté de chacun, de sorte à ce que les personnes qui adhèrent à ces rôles le fassent parce qu'elles le veulent et non pas parce qu'elles y sont obligées. Sans cette théorie et les mouvements sociaux datant des premières guerres mondiales, je n'aurais pas eu droit à mon éducation. Ma parole serait discréditée sous prétexte que je suis une femme. On m'aurait violée (avec le consentement de ma communauté et de ma famille) pour me remettre à ma place et me convaincre de la désirabilité des hommes. Je remercie la théorie du genre et les mouvements sociaux qui s'y rattachent, sans lesquels je serais certainement plus malheureuse.

Enfin, il me semble irresponsable de s'exprimer avec sensationnalisme (je pense, en effet, qu'il mise sur la peur du changement) pour parler de changements idéologiques qui risquent de faciliter la démystification de certaines réalités et identités, de favoriser le bien-être de personnes qui sont quotidiennement à risque de victimisation (surtout dans les écoles, mais aussi ailleurs) et d'encourager la cohabitation pacifique entre personnes malgré et à travers leurs différences. Personnellement, je prône les valeurs de l'ouverture à la diversité, de l'empathie, du respect (des droits, libertés et de la dignité humaine de tous), de la communication (incluant l'écoute) et de la solidarité sociale. J'ai des amiEs hétérosexuelLEs qui sont mariéEs (et d'autres qui ne le sont pas), qui ont un ou plusieurs enfants ou qui souhaitent en avoir. Je reconnais la beauté et le bienfait de leurs choix. J'ai aussi des amiEs (et des connaissances) altersexuelLEs qui sont mariéEs (et d'autres qui ne le sont pas), qui ont un ou plusieurs enfants ou qui souhaitent en avoir. Je reconnais la beauté et le bienfait de leurs choix. J'ai d'autres amiEs, toutes identités sexuelles, identités de genre et orientations sexuelles confondues, qui sont ou non en relation, qui veulent ou non le devenir, qui pensent ou non avoir des enfants, qui travaillent ou non, qui... Je reconnais la beauté et le bienfait de leurs choix. Je n'ai pas la prétention de savoir ce qui convient le mieux aux autres. Je choisis plutôt de les accueillir dans ce qu'ils sont et ce qu'ils font, et ce, dans la mesure où ils ne portent pas atteinte aux droits, libertés et à la dignité humaine d'autrui.

Lorsqu'on s'oppose de manière catégorique au conventionnalisme, voici ce que je réponds: sois toi-même. Le mieux qu'on puisse faire, il me semble, c'est de se montrer fidèle à son authenticité. Il y a des facettes de mon authenticité que d'autres pourraient qualifier de conventionnelles, tout comme il y a des facettes de mon authenticité qui pourraient être étiquetées comme étant non-conventionnelles. Ce sont des catégories socialement construites! Je ne suis pas une catégorie. Je suis une personne avec des caractéristiques que l'on cherche à catégoriser, phénomène que je comprends mal, d'ailleurs. Ainsi, il y a des personnes qui se marient et qui ont des enfants parce qu'on s'attend à ce qu'elles le fassent. Par contre, j'ose espérer que la majorité des personnes qui se marient et ont des enfants le font parce que cela concorde avec leur authenticité, avec leur conception de qui elles sont et de ce qu'elles veulent faire. Pourquoi interdire cette authenticité à des personnes sous prétexte qu'elles aiment une personne du même sexe? Je ne comprends tout simplement pas...

En guise de dernière réflexion, il y a certainement des extrémistes qui confondent égalité avec similitude, mais je ne pense pas qu'il soit raisonnable, ni rationnel de réduire un mouvement social fondé sur la reconnaissance des droits, libertés et de la dignité humaine de tous aux discours et agissements de ses extrémistes. Des extrémistes, il y en a partout. Ce n'est pas parce qu'il y a des catholiques qui font violence aux minorités sexuelles et de genre que tous les catholiques sont des homophobes ou des terroristes. Plutôt que de se faire une idée unilatérale sur des populations que l'on connaît peu ou pas, je nous encourage à entrer en communication et donc en relation avec des personnes aux réalités, identités et opinions divergentes, notamment afin d'apprendre à les connaître et les comprendre comme êtres humains avant de les juger en fonction des perceptions que nous entretenons à l'égard de leurs communautés d'appartenance.

mercredi 3 avril 2013

Une présentation de la Chambre de commerce gaie du Québec

Cet article a pour but de vous présenter l'un de nos partenaires de la Fête de la diversité sexuelle et de genre: la CCGQ (Chambre de commerce gaie du Québec).

La Chambre de commerce gaie du Québec a pour mission de rassembler les gens de la communauté LGBT, et ce, partout au Québec. La CCGQ s'adresse à toute personne désireuse de tisser des liens avec ladite communauté. Un des grands avantages est qu'il s'agisse d'une chambre de commerce qui soit non pas géographique, mais plutôt basée sur un principe d'affinités, de ressemblances et d'ouverture en lien direct avec l'orientation sexuelle et le genre.
Une chambre de commerce sert de point de ralliement pour les gens d'affaires, mais la CCGQ n'axe pas ses efforts que sur les entrepreneurs. En effet, les étudiants (qui deviendront prochainement des travailleurs qualifiés) et les gens désireux de réseauter de façon plus générale pour se trouver des fournisseurs, des contacts, sont tous les bienvenus à la Chambre en tant que membre mais aussi aux soirées 6@8 réseautage.
Pour de plus amples informations, visitez : ccgq.ca