dimanche 8 décembre 2013

Collecte de dons pour les paniers des Fêtes

La période des Fêtes (et de la fin de session!) est finalement à nos portes. En cette période d'amour et de partage, le GGUL vous invite à venir déposer des denrées alimentaires non périssables, ainsi que d'autres items (jouets, décorations estivales, etc.) dont vous seriez prêts à vous défaire pour illuminer le temps des Fêtes de familles moins nanties ! Du 1er au 16 décembre, vous pourrez venir porter ces dons au local du GGUL (2223, Maurice-Pollack). Ces dons seront par la suite remis à l'organisation le Pignon Bleu. Merci de participer en grand nombre !

vendredi 22 novembre 2013

Le GGUL primé au Gala Phénicia 2013 !!

Le GGUL et son projet d'auto-édition de recueils de textes littéraires et d'images se sont vu décerner un prix Phénicia lors du gala du 21 novembre dernier. Le GGUL s'est mérité ce prix puisque, au vu du jury, le plus ancien groupe LGBT en milieu universitaire au Québec à accompli un exploit  remarquable avec son projet d'autoproduction de recueils de textes et d'images à portée créative, sociale et éducative.

Nos plus grandes félicitations au Comité de créations littéraires et artistiques, à l'ensemble des auteurs et artistes de même qu'à tous les intervenants ayant oeuvrés la réalisation de ce projet.


Description de l'image

mercredi 13 novembre 2013

Invitation - Party de Noël avec Les Covergirls !!!

En cette fin de session d'automne, le GGUL vous invite à assister au spectacle du groupe Covergirls qui aura lieu au Cabaret Club Le Drague le 21 décembre 2103 à 20h. Il est possible de réserver vos billets au coût de 10$ via l'événement Facebook ci-joint. Voyez également le lien ci-dessous pour en savoir plus sur ce groupe formé d'étudiantes et anciennes étudiantes de l'Université Laval.


dimanche 3 novembre 2013

Spectacle bénéfice du GGUL : «Le GGUL se met sur son 36»


mercredi 23 octobre 2013

Un lien en toute discrétion

Le GGUL met un groupe Facebook à la disposition de ses membres. Les membres de ce groupe Facebook ont la possibilité de publier des liens sur ce mur afin de susciter des discussions de même que de s’inscrire aux activités du GGUL via les événements créés. S’agissant d’un groupe fermé, son contenu est uniquement visible de ses membres et les participations aux activités sont donc seulement connues de ses derniers. D’autre part, les publications dont le contenu inciterait à la haine ou à la violence, ou qui serait irrespectueux envers certaines personnes ou groupes, n’y sont aucunement tolérées.

Pour devenir membre du groupe Facebook, inscrivez-vous en ligne via le lien ci-joint.

Le saviez-vous ?

Être membre du GGUL, c'est appuyer la plus vieille association gaie universitaire au Québec, rencontrer des gens de divers horizons, avoir un droit de vote lors des assemblées générales, et bien sûr, pouvoir participer à une tonne d'activités des plus entrainantes !

L'adhésion au GGUL vous donne droit à une multitude de privilèges dont un environnement sain et dynamique, le droit de participer aux activités à tarif avantageux de même qu’aux concours organisés par l’association.

Pour devenir membre, venez rencontrer les bénévoles au local du groupe (2223 du pavillon Maurice-Pollack) entre 9h et 18h ou profitez de la tenue des activités pour remplir votre formulaire d’adhésion et vous acquitter votre cotisation de 10$.

Serez-vous des nôtres ? Et vous qui êtes membres, avez-vous renouvelé votre adhésion ?

dimanche 20 octobre 2013

Le GGUL se met sur son 36

Le GGUL présentera une nouvelle édition du spectacle-bénéfice dont le thème sera « Le GGUL se met sur son 36 ». Nous terminerons l’année du 35e anniversaire en beauté, le 24 Novembre 2013 au Cabaret-Club Le Drague, en vous présentant un spectacle dans une atmosphère de Gala, incluant habits chics, robes et paillettes. Plusieurs numéros de variétés seront présentés, mettant en scène les chorégraphies des habituéEs ainsi que des nouveaux artistes. Musique, chant, danse et monologues seront au rendez-vous pour votre divertissement!

Rendez-vous au Drague :
Quand?: le 24 Novembre 2013
À quelle heure?: 20h00
Prix d’entrée : 5$

On t’attend nombreux!

Le comité organisateur du spectacle bénéfice du GGUL

lundi 14 octobre 2013

Appel de soumission d’œuvres pour le recueil 2012-2013


Les recueils À mots (dé)couverts  (2012) et Entre Autres (2013), produits par le GGUL au cours des deux dernières années, le confirment : les membres du GGUL débordent de talents ! Étant donné le succès de ces premières éditions, il été envisagé de permettre aux membres de se rallier afin d’autoproduire un troisième recueil, d’une envergure comparable au recueil 2013 (textes et images).

Le comité de création invite désormais les membres en règle, c’est-à-dire les membres ayant payé leur cotisation de 10$ pour l’année 2013-2014, à soumettre leurs œuvres écrites ou graphiques à des fins de publication dans le troisième recueil du GGUL, lequel sera subdivisé en trois parties : recueil de textes portant sur le thème « L’aube d’un nouveau jour », recueil d’œuvres visuelles, recueil de textes divers. Les non-membres voulant participer au projet devront s’inscrire au GGUL afin d’y voir leurs œuvres publiées.


Première partie : L’aube d’un nouveau jour

Les textes composant la première partie du recueil 2013 Entre Autres révèlent un éventail de souffrances passées et présentes relevant des dynamiques et relations sociales qui nous concernent. Cette année, le Comité de création vous propose plutôt de méditer sur le thème « L’aube d’un nouveau jour » en vue de ressortir les possibilités que recèle l’avenir. Les textes soumis pourraient, par exemple, parler d’espoir, de renaissance, de réussite, de beauté, de cheminement, d’épanouissement, de voyage, de liberté, de guérison, de rêves, etc.

Les textes doivent obligatoirement être soumis avant le 17 janvier à l’adresse courriel suivante : creation.ggul@gmail.com.

Contrairement aux années précédentes, aucune extension ne sera octroyée.

Les modalités de sélection des textes seront définies selon le nombre et la qualité des soumissions (p. ex. si plusieurs personnes participent, le comité devra limiter le nombre de textes retenus par auteurE). Les textes choisis seront classés selon qu’ils puissent être publiés tels quels, publiés avec modifications mineures ou publiés avec modifications majeures. Les textes devant être modifiés seront retravaillés avec l’auteurE à l’aide d’un système de parrainage.

À la différence de l’an dernier, il est à noter que les textes de la première partie ne feront pas l’objet d’une prestation théâtrale lors du lancement, ce pour quoi les textes de tous genres et de toutes formes seront considérés.

Voici les consignes à respecter :

* type de document : Word
* police de caractère : Times New Roman, 12
* marges : 2,5 cm
* textes prosaïques : un maximum de 3 pages par texte à interligne 1,5
* suites poétiques : un maximum de 3 pages par texte à simple interligne (2 colonnes par page) ou de 6 pages par texte à simple interligne (1 colonne par page)
* autres : spécifier 1) le titre du texte, 2) s’il s’agit d’une soumission pour la première ou troisième partie et 3) les prénom(s) et nom(s) de l’auteurE


Deuxième partie : œuvres visuelles

Cette deuxième partie sera réservée aux artistes visuels.
Le comité invite plus précisément les membres en règle à soumettre une photographie ou une photographie d’une peinture, d’un dessin, d’une gravure, d’une sculpture, etc., ou toute autre image avant le 17 janvier à l’adresse courriel suivante : creation.ggul@gmail.com.

Contrairement à l’an dernier, aucune extension ne sera octroyée.

Dans la mesure du possible, on demande que les photographies ou images envoyées soient de haute résolution. Il est conseillé aux artistes de préciser le titre de l’œuvre et d’y joindre une explication comportant un maximum de 250 mots. Bien que les artistes puissent s’inspirer du thème proposé pour la première partie, cela n’est pas obligatoire.


Troisième partie : textes portant sur une variété de thèmes

Cette troisième partie est destinée aux membres en règle voulant soumettre un texte qui ne répond pas au thème recherché pour la première partie.

Les textes doivent obligatoirement être soumis avant le 17 janvier à l’adresse courriel suivante : creation.ggul@gmail.com.

Contrairement aux années précédentes, aucune extension ne sera octroyée.

Les modalités de sélection des textes seront définies selon le nombre et la qualité des soumissions (p. ex. si plusieurs personnes participent, le comité devra limiter le nombre de textes retenus par auteurE). Les textes choisis seront classés selon qu’ils puissent être publiés tels quels, publiés avec modifications mineures ou publiés avec modifications majeures. Les textes devant être modifiés seront retravaillés avec les auteurEs à l’aide d’un système de parrainage.

Voici les consignes à respecter :

* type de document : Word
* police de caractère : Times New Roman, 12
* marges : 2,5 cm
* textes prosaïques : un maximum de 6 pages par texte à interligne 1,5
* suites poétiques : un maximum de 3 pages par texte à simple interligne (2 colonnes par page) ou de 6 pages par texte à simple interligne (1 colonne par page)
* autres : spécifier 1) le titre du texte, 2) s’il s’agit d’une soumission pour la première ou troisième partie et 3) les prénom(s) et nom(s) de l’auteurE

jeudi 3 octobre 2013

On parle de nous dans l'actualité de Fugues !

Peu de temps suite à la Fête Arc-en-ciel de Québec 2013, la présidente sortante, Anne-Sophie Ruest-Paquette, a accordé une entrevue au magazine Fugues qui fait l'objet d'un article dans sa dernière édition. Lors de cette entrevue, la présidente sortante y fait notemment mention de son implication auprès du groupe, mais y rappelle aussi les raisons d'être et les fondements du plus ancien groupe groupe gai universitaire encore actif au Québec. Nous vous invitons à prendre connaissance de cette entrevue en consultant la nouvelle édition de Fugues via le lien ci-dessous.

  Fugues parle du GGUL
Bonne lecture !

lundi 30 septembre 2013

Résultat des élections de l'AGA

Le 11 septembre dernier avait lieu l'assemblée générale annuelle du GGUL et, comme le veut la tradition, un nouveau conseil d'administration a été élu au cours de la soirée. De nombreux membres du CA sortant ont décidé, et ce pour des raisons qui leur sont propres, de ne pas renouveler leur engagement au sein du conseil ce qui a permis un vent de nouveauté sur l'exécutif du groupe. C'est donc avec fierté que le GGUL vous annonce la toute nouvelle composition de son conseil d'administration :

Anne Sophie - présidente*
Nicolas - président
Simon - secrétaire
Abdel - trésorier
Clément - trésorier
Mikaël - VP aux affaires internes
Martin - VP aux communications
Jean-Yves - VP aux communications
Claudya - VP aux activités
Florent - VP aux activités

Bon succès à nos élus et bonne saison 2013-2014 à tous et à toutes !

*À noter qu'il ne s'agit pas de la présidente sortante du même nom, mais d'une autre Anne Sophie, anciennement secrétaire du GGUL.

vendredi 27 septembre 2013

La Vie d'Adèle chapitres 1 & 2

Un film de Abdellatif Kechiche
Avec: Léa Seydoux, Adèle Exarchopoulos, Aurelie Lemanceau
En salle le 9 octobre

Palme d'or • Festival de Cannes 2013    

«À 15 ans, Adèle ne se pose pas de question : une fille, ça sort avec des garçons. Sa vie bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune femme aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir le désir et lui permettra de s'affirmer en tant que femme et adulte. Face au regard des autres Adèle grandit, se cherche, se perd, se trouve...» - voir bande annonce

Le GGUL vous invite à voir ce chef-d'oeuvre cinématographique d'Abdellatif Kechiche traitant de  l'homosexualité au féminin, ou encore mieux, à venir le voir avec nous lors de notre soirée pizza & cinéma du lundi 14 octobre !

La Vie d'Adèle chapitres 1 & 2

"On n'a jamais rien vu de tel au cinéma!"
Marc-André Lussier, La Presse

"Un chef-d’oeuvre signé Kechiche!"
Odile Tremblay, Le Devoir

mardi 24 septembre 2013

Groupe trans de l'ATQ à Québec!

Un groupe de discussion pour les trans s'en vient à Québec! Personnes trans ou en questionnement, famille, ami-es, allié-es, professionnel-les de la santé, de l'éducation et des services sociaux: vous êtes tous et toutes les bienvenu-es à la soirée de lancement!

lundi 23 septembre 2013

Premier mot de la présidence

Chères/chers membres,

Cette année, deux membres assureront une coprésidence.

Nicolas Saucier


Cher(e)s membres

    Par ce mot bref de la présidence (car vous en avez deux à lire cette année), je me présente: Nicolas Saucier, nouveau coprésident de votre GGUL. Je fréquente (parfois plus, parfois moins) le GGUL depuis 2004 alors que j'étais, à l'époque, président du Groupe gai du Cégep de Lévis-Lauzon. Je n'en suis pas à ma première expérience de présidence de groupes scolaires et j'ai l'habitude des CA, des AG et autres lettres majuscules de la sorte.

    Une des choses qui me tiennent le plus à cœur est la réputation et la crédibilité du groupe. L'équipe précédente a fait un merveilleux travail pour donner du sérieux, de la crédibilité et du renom à votre GGUL, non seulement au sein de l'Université Laval, mais dans toute la région de la Capitale-Nationale et, même, internationalement (ça a l'air prétentieux, mais c'est vrai!). À ce sujet, je remercie et félicite l'équipe précédente, particulièrement la présidente sortante Anne-Sophie Ruest-Paquette, pour leur merveilleux travail. Le nouveau CA fera tout pour respecter les valeurs du groupe et les efforts de nos prédécesseurs.

    Finalement, je parle de VOTRE GGUL, car VOUS, membres dudit groupe, êtes la partie la plus importante. C'est par votre participation que ce groupe existe. Votre GGUL n'est pas là pour le plaisir d'une élite, il est là pour vous. Ainsi, que vous soyez trans, bi, pan, gai, lesbienne, queer, asexuel(le) ou même un(e) «pauvre hétéro ordinaire», parlez-nous, proposez vos idées, qu'elles soient académiques, ludiques, créatives ou dénonciatrices, et, surtout, participez aux activités.

À cette année qui s'annonce grandiose,

Nicolas Saucier
Co-président, GGUL


Anne Sophie Roussel

Tout d'abord, j'aimerais souhaiter la bienvenue à tous les nouveaux membres du Groupe et saluer tous les anciens membres qui sont de retour cette année encore. Cela fait déjà trois ans que je fais partie du GGUL et que je m'y implique, mais il est possible que vous me connaissiez peu. En effet, ce n'est pas un secret pour personne que je suis une personne introvertie. Cependant, même si mes responsabilités sont plutôt reliées aux questions administratives, je m'engage à être accessible à tous les membres. Si vous avez des questionnements, des opinions à partager ou des suggestions, je serai toujours ouverte et à votre écoute. En ce sens, être Présidente représente pour une personne introvertie comme moi un défi que je suis heureuse de pouvoir surplomber grâce et avec vous. En fait, depuis que j'ai commencé à être membre du Groupe, j'ai relevé un grand nombre de défis et j'ai grandi énormément. J'espère que le GGUL deviendra pour vous aussi un lieu où vous vous sentirez à l'aise de vous investir, de vous remettre en question et de grandir en tant qu'individu.

Mon souhait et mon but pour l'année 2013-2014 est de faire du GGUL un lieu accueillant pour tous: que ce soit les femmes, les personnes trans*, les alliés, les personnes asexuelles, les personnes de couleur, les personnes ayant des affiliations religieuses diverses, etc. Bref, j'espère que le GGUL soit non seulement un lieu où tous sont représentés et bienvenus, mais aussi où la différence est respectée et célébrée.

Au plaisir de faire votre connaissance,

Anne Sophie Roussel
Co-présidente, GGUL

samedi 14 septembre 2013

Guide d’autoproduction d’un recueil de textes et d’images


C’est avec plaisir et fierté que le Comité de création du GGUL vous dévoile son Guide d’autoproduction d’un recueil de textes et d’images. Ce guide contient des pistes de réflexion et d’action à l'intention d'acteurs scolaires et communautaires voulant s'inspirer de notre démarche pour autoproduire un recueil de textes ou d’images comparable à ceux du GGUL et, ce faisant, stimuler la mobilisation et la créativité des jeunes sous leur tutelle. En plus de consignes pratiques, vous y trouverez des questions et conseils pour vous guider dans l’élaboration d’un projet pouvant répondre aux besoins de votre milieu.

Par ailleurs, vous pouvez toujours vous procurer votre exemplaire du recueil 2013 du GGUL intitulé « Entre Autres » au prix de 15$ en communiquant directement avec le Comité de création à l’adresse courriel creation.ggul@gmail.com. Le recueil sera notamment en vente dans l’Atrium du pavillon Desjardins le lundi 23 septembre prochain à compter de 12h15 dans le cadre des activités prévues pour souligner la Semaine de la culture 2013.

Rappelons que c’est notamment grâce au Projet de création que le GGUL s’est mérité une nomination au Gala Phénicia 2012 (Gala de la Chambre de commerce gaie du Québec) et au Gala de la relève en or 2013 (Gala de la Coop Zone). En outre, le Projet de création à proprement parler s’est mérité une nomination au Gala Arc-en-Ciel 2012 et a plus récemment remporté le prix Avenir Entraide, paix et justice à la finale locale du programme universitaire Forces Avenir 2013.

Le Comité de création 2012-2013

Nous remercions cordialement nos partenaires financiers, sans lesquels l’impression du recueil 2013 et la production du guide n’auraient pu être possibles :

L’Université Laval et le Bureau de la Vie Étudiante
BVE

La Députée de Taschereau et Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité Sociale, Agnès Maltais
BVE 

Le Député de Louis-Hébert, Denis Blanchette

 Denis Blanchette

 GLBT Québec / Lutte à l'homophobie
GLBT Québec / Lutte à l'homophobie


 La Coop Zone
Denis Blanchette




dimanche 8 septembre 2013

Dernier mot de la présidente (2011-2012, 2012-2013)

Puisque la saison 2012-2013 du GGUL tire à sa fin, et que la présidente sortante, Anne-Sophie Ruest-Paquette, a manifesté son intention de ne pas se représenter à titre de présidente pour 2013-2014, celle-ci souhaite nous livrer le message suivant.

« Chères/chers membres, bénévoles et partenaires,
Tandis que l’été s’essouffle et que l’automne nous embrasse de sa fraîcheur et de ses couleurs, le GGUL entame lui-même une période de transition, s’apprêtant à élire un nouveau conseil d’administration (CA). Ayant assuré la présidence du Groupe depuis septembre 2011, je cède le flambeau à quiconque se sent d’attaque pour relever les défis qui s’y rattachent. Je quitte la présidence avec la certitude d’avoir respecté mes engagements depuis mon entrée en poste, de m’être investie au maximum de mes capacités envers le GGUL, ses membres et ses partenaires, puis d’avoir agi avec humanité, humilité, intégrité et professionnalisme, et ce, conformément à mes valeurs, mais aussi aux valeurs, à la mission et aux objectifs du Groupe tels que définis dans la Charte.
CertainEs m’ont reproché, au fil des ans, d’avoir été trop ambitieuse, passionnée (ou trop émotive), exigeante et audacieuse, tandis que d’autres m’ont félicitée pour ces mêmes raisons. J’ai parfois été maladroite et entêtée, ce que j’admets volontiers et ce pour quoi je m’excuse. J’ai aussi fait preuve de rigueur, d’écoute et de fiabilité, ce dont personne ne peut douter. Quoiqu’il en soit, j’ai toujours été bien intentionnée et j’ai fait mon possible pour répondre aux besoins et attentes des membres et collaborateurs du Groupe. Ainsi, je quitte mon poste avec fierté et en sachant que j’ai participé au mieux-être de cette association qui m’est chère.
Je remercie les membres du CA et des comités organisateurs avec lesquelLEs j’ai eu le privilège de cheminer depuis les dernières années. Un capitaine ne peut mener son bateau à bon port sans le soutien, ni l’expertise de son équipage. Ainsi, je vous encourage fortement à vous impliquer de nouveau en vue de contribuer à la vitalité du Groupe. Je remercie également toute personne ayant investi sa foi en moi depuis mon entrée en poste et m’ayant aidée dans l’exercice de mes fonctions. Mes accomplissements sont aussi les vôtres. Bien sûr, je remercie aussi les partenaires du GGUL, sans lesquels nos activités et projets auraient été de moindre envergure. Je ne puis qu’espérer que vous continuerez à soutenir les efforts du Groupe au cours des années à venir.
J’ai beaucoup appris en tant que membre du CA et du GGUL, tant au sujet de mes forces, que de mes besoins et limites, mais aussi des rouages d’une association étudiante, des relations interpersonnelles, du travail d’équipe, des dynamiques sociales au sein de la communauté LGBT+, et j’en passe. Je l’ai dit lors du premier Spectacle bénéfice 2013 et le dis encore, le GGUL a marqué ma vie personnelle, sociale, amoureuse, scolaire et professionnelle à tout jamais. Je ne suis plus la même Anne-Sophie que j’étais en arrivant à Québec à l’automne 2010, ni la même que j’étais en acceptant mon premier mandat de présidence à l’automne 2011. Je vous en remercie.
Bien que je ne sache pas encore ce que l’avenir me réserve, je sens qu’il sera prometteur pour le GGUL et ses membres. Comme toute association étudiante, le GGUL respire et vibre au rythme des années qui passent, des besoins qui s’expriment, des membres qui se joignent au Groupe, de l’implication de ses bénévoles et du soutien de ses partenaires. La multitude et l’envergure des activités et projets menés depuis les dernières années sont non seulement tributaires du 35e anniversaire de l’association, mais surtout représentatives du niveau d’investissement des membres et de nos collaborateurs. Le prochain CA établira sûrement un nouveau rythme, de nouvelles priorités, voire de nouvelles orientations pour le Groupe, ce qui m’apparaît comme étant compréhensible, sain et souhaitable. Il revient toutefois aux membres de lui communiquer leurs besoins et attentes et de participer activement à faire du GGUL une association à leur image. En effet, le GGUL, c’est nous, c’est vous. Quoique le CA assure la gestion du Groupe, vous avez aussi un pouvoir d’influence et d’action au sein de celui-ci. Autrement dit, laissez-vous inspirer par le CA sortant et autres bénévoles du GGUL, puis impliquez-vous comme vous le pouvez afin de tirer profit de ce que le Groupe peut vous offrir (p. ex. en soumettant votre candidature pour l’un des postes du CA, en siégeant aux comités organisateurs, en proposant des activités, en participant au graphisme des dépliants d’activités ou des affiches, etc.).
Enfin et en ce qui me concerne, je resterai dans les parages pour faciliter l’entrée en poste de la nouvelle présidence, mais aussi pour assouvir mon besoin d’implication et participer à la continuité de certains projets. Aux membres et partenaires de l’année universitaire 2012-2013, sachez qu’en 2028, lorsque le Groupe célébrera son 50e anniversaire, je me souviendrai de vous, du rôle que vous avez joué dans ma vie et que j’ai joué dans la vôtre, de ce que nous avons accompli ensemble dans le cadre du 35e anniversaire, et je sourirai, levant une cannette de Coke diète à notre santé et à celle des membres et partenaires du GGUL depuis sa mise sur pied en 1978.

Sourire franco-ontarien,

Anne-Sophie Ruest-Paquette

Présidente (2011-2012, 2012-2013) »


dimanche 25 août 2013

Assemblée générale annuelle du Groupe gai de l'Université Laval

La saison 2012-2013 du GGUL tire à sa fin, et le CA sortant va bientôt tirer sa révérence. L'assemblée générale annuelle aura lieu le 11 septembre à 18h30 au local 3105 du pavillon Maurice-Pollack.
Au programme, bilans de toutes sortes (bilan général de l'année, bilan des activités, bilan financier), budget provisoire, élection d'un nouveau CA, entre autres. L'ordre du jour complet et officiel pour cette AGA vous sera communiqué ultérieurement. De plus, le GGUL tenant un kiosque lors de la Fête Arc-en-Ciel de Québec la fin de semaine de la Fête du Travail, il a été jugé pertinent de boucler les différents rapports après cet évènement. Ces documents seront donc mis à votre disposition début septembre.
N'oubliez pas d'amener de l'argent comptant pour pouvoir renouveler votre adhésion annuelle au GGUL : 10$ par personne. Venez en grand nombre pour assurer la vie démocratique de votre association et n'hésitez pas à vous présenter pour l'un des différents postes ouverts sur le CA!

lundi 1 juillet 2013

Quelques informations sur l'asexualité

À la suite d'une récente soirée film et discussion proposée par le GGUL sur le thème de l'asexualité, nous vous proposons quelques informations de base et des pistes de recherche plus approfondies sur cette facette fort méconnue de la diversité sexuelle. 

Une définition de l'asexualité peut être proposée comme suit : 
Une personne asexuelle éprouve peu ou pas d'attirance sexuelle. Son intérêt pour l'intimité sexuelle (ex. séduction, érotisme, sensualité, relations sexuelles) est limité ou inexistant. L'asexualité se distingue de la chasteté ou de l'abstinence en ce sens qu'elle relève d'une tendance innée et non d'un choix. Comme toute orientation sexuelle, l'asexualité se vit sur un spectrum. Il y a des personnes asexuelles qui se masturbent (notamment à des fins de détente), qui désirent avoir des relations sexuelles de temps à autre (à des fins de détente, pour plaire à leur partenaire ou en vue de procréer), qui consomment parfois de la pornographie, etc., et d'autres, non. Un bon nombre de personnes asexuelles éprouve l'envie de se lier d'amour avec unE partenaire de vie. Il est possible pour une personne asexuelle d'être en relation de couple avec une personne sexuelle. Il revient alors aux partenaires de négocier les paramètres de leur relation de sorte qu'elles/ils soient tous les deux combléEs et se sentent respectéEs. 
 Quelques ressources en ligne :
Le documentaire qui a été visionné lors de la soirée film et discussion est (A)sexual (fiche IMDB) 

On peut lire sur le sujet le livre No sex : Avoir envie de ne pas faire l'amour de Peggy Sastre (résumé sur Google Books). On notera en particulier le chapitre intitulé ''Asexualité(s), définition temporaire et typologie vivante'', car il comporte plusieurs témoignages permettant de dépeindre le spectrum de l'asexualité dans toute sa diversité, et ce, tout en démystifiant certains préjugés.

mercredi 8 mai 2013

Invitation au lancement du recueil du Collectif de création du Groupe gai de l’Université Laval

Grâce au soutien et à la générosité de nos partenaires financiers ainsi qu’à l’engagement et à la créativité de nos membres, le GGUL s’apprête à faire imprimer son deuxième recueil de textes et d’images.

C’est dans le cadre de la programmation officielle de la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie, ayant lieu le vendredi 17 mai 2013, que nous tiendrons notre lancement du recueil Entre Autres au Tam-Tam Café à compter de 20h00.

Lors de la soirée, les œuvres visuelles compilées dans la 2e partie du recueil seront exposées dans la salle, une prestation théâtrale inspirée des monologues compris dans la 1re partie du recueil sera présentée et des extraits de textes tirés de la 3e partie du recueil seront lus, le tout par les nombreux et talentueux auteurs et artistes dont les œuvres figurent dans le recueil, et ce, avec l’aide de quelques comédiens supplémentaires.

Nous vous invitons donc cordialement à assister au lancement de notre recueil. Arrivez dès 19h00 afin de profiter des talents de chansonnier de Christian Jacques, auteur, compositeur et interprète de Québec et par ailleurs allié du GGUL et de notre communauté.

Le Comité de création du GGUL, qui tient à remercier ses partenaires financiers :


  




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mardi 30 avril 2013

Recueil 2013 du comité de création

Le recueil de textes et d'oeuvres visuelles 2013 du comité de création du GGUL, intitulé Entre Autres, est présentement offert en prévente au prix de 12$, et ce jusqu'au 16 mai. Passé cette date, il sera vendu au prix de 15$. Si vous désirez en réserver un ou plusieurs exemplaire(s), suivez ce lien : 
http://t.co/MdMyTgH5I9

Nous pouvons d'ores et déjà vous en présenter la couverture :






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jeudi 25 avril 2013


Pour sa 35e année d'existence, le GGUL fait les choses en grand.
Non, n'allons pas vous présenter Lady Gaga en exclusivité...
Cependant, nous nous efforçons d'offrir une année bonifiée par rapport aux précédentes. Alors, après deux spectacles bénéfice, dont un présenté à deux reprises, après une Fête de la diversité sexuelle et de genre à la programmation éclectique et intense, et en attendant le lancement du recueil 2013 du comité de création, qui promet d'être lui aussi de très haut calibre, nous vous annonçons le calendrier des activités d'été 2013.
Il est accessible en ligne et sera bientôt disponible en version papier. N'hésitez pas à communiquer avec nous pour participer à une ou plusieurs activités.
Il n'est jamais exigé d'être membre pour se joindre à nous, cependant pour les activités impliquant des coûts, le GGUL paye les coûts et réclame une participation modique aux membres et plus élevée aux non-membres.
Bon été!
http://www.ggul.asso.ulaval.ca/dépliant%20été%202013%20web.pdf



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mercredi 10 avril 2013

Des nouvelles du comité de création du GGUL

Le comité de création du GGUL désire vous informer de son progrès quant à la publication de son nouveau recueil intitulé : « Entre autres ». Comme vous le savez peut-être, le recueil est fait en trois parties : monologues, arts visuels et textes divers. Une quinzaine d'auteurs et d'artistes ont soumis une quarantaine de textes et une douzaine d'œuvres visuelles.

Lors du lancement prévu le 17 mai 2013 au Tam Tam Café, les textes de la première partie seront présentés sous forme théâtrale. Nous exposerons également les œuvres visuelles sur place et effectuerons la lecture d'extraits de textes tirés de la troisième partie du recueil. Il est à noter que le lancement sera gratuit, mais que toute contribution volontaire en vue de soutenir le projet sera acceptée.

Le recueil imprimé sera aussi officiellement mis en vente au même moment, à 15$ l’unité. Par contre, le comité a pensé vous offrir la chance de l’acheter en prévente à 12$. Pour précommander le recueil, il suffit de le demander à l'un de nos auteurs ou de nous envoyer un courriel à l’adresse du projet de création (creation.ggul@gmail.com) avant le 25 avril.

Le comité de création du GGUL





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jeudi 4 avril 2013

« Le vrai but du mariage homosexuel : imposer la théorie du genre »... vraiment?


Anne-Sophie Ruest-Paquette, invitée à commenter cette vidéo, où l'on entend Patrice André au meeting de la Manifpourtous (en France, donc), a produit l'argumentaire suivant :


Déjà, en partant, je m'oppose au titre de la vidéo. Le mariage représente différentes choses pour différentes personnes. Je ne pense donc pas que nous puissions parler d'un seul véritable but au mariage entre personnes du même sexe. Comme tous les êtres humains, les personnes altersexuelles ont chacune un système de valeurs, de motivations, d'intérêts, d'affiliations identitaires (incluant des affiliations spirituelles et religieuses), etc. Ainsi, de vouloir prétendre que le mariage pour tous relève d'un agenda quelconque que partagent toutes les minorités sexuelles et de genre m'apparaît comme étant réducteur et insensé. Ensuite, prétendre que le mariage est fondé uniquement sur la procréation me paraît étrange. Devrait-on interdire le mariage aux personnes hétérosexuelles infertiles ou aux couples de l'âge d'or ne pouvant plus, pour des raisons physiologiques, avoir d'enfants? La sacralité du mariage ne dépasse-t-elle pas le potentiel reproducteur des personnes qui se marient? Ne devrait-elle pas également inclure la volonté de fonder une vie commune avec une personne que l'on aime et avec laquelle on s'engage à partager sa vie jusqu'à la mort? Je connais un couple de femmes qui sont ensemble depuis plus de 13 ans. Elles s'aiment profondément, se reconnaissent dans la foi catholique, veulent fonder une famille, etc. Leur union n'est-elle pas sacrée? À mes yeux, oui. Elles prévoient d'ailleurs se marier l'été prochain. Par ailleurs, les personnes de même sexe peuvent procréer. Elles doivent simplement user de moyens autres que ceux privilégiés par les hétérosexuels fertiles.

En ce qui a trait à sa théorie sur l'abolition des différences entre les sexes, je ne sais même pas par où commencer pour exprimer mon désaccord... En un premier temps, il importe de distinguer le sexe du genre. Le sexe réfère aux distinctions chromosomiques, hormonales, génitales et reproductrices entre les personnes de sexe mâle, de sexe femelle et intersexuées. Le genre, quant à lui, est une construction sociale qui englobe tout ce que l'on associe culturellement au masculin, au féminin et à tout ce qui se retrouve entre et au-delà de ces catégories. De manière générale, en tant que société, on tend à privilégier des représentations binaires en matière de sexe et de genre et à stigmatiser les personnes qui affichent une ambiguïté, sous prétexte qu'elles sont contre nature. Si la nature produit des enfants intersexués, je suis d'avis qu'il soit contre-nature de les mutiler à la naissance afin qu'ils soient esthétiquement conformes à nos conceptions de ce qui est acceptable. Pourtant, les défenseurs de ces pratiques de mutilation prétendent qu'il s'agit d'une démarche de normalisation. Concernant le genre, il ne faut pas perdre de vue le contexte historique au sein duquel les définitions du genre ont été conçues. C'est dans ce contexte, il me semble, que l'on peut cibler un agenda politique: celui de subjuguer les femmes et le féminin aux hommes et au masculin en limitant le potentiel de chacun en fonction de rôles prescriptifs et restreints. Depuis quelques décennies, nous (la société nord-américaine) avons remis en question ces rôles de genre, notamment à la lumière de prises de conscience concernant l'artificialité de ces rôles. Par exemple, nous avons compris qu'un homme peut être aussi attentionné et tendre envers son enfant qu'une femme, tout comme une femme peut être aussi ambitieuse qu'un homme dans sa vie professionnelle. La théorie du genre ne prétend pas que les hommes et les femmes soient pareils. Elle avance plutôt qu'il y a des distinctions comportementales et psychologiques qui peuvent s'expliquer par la socialisation en raison des préjugés que l'on entretient en vertu du sexe.


Cet homme fait complètement abstraction des forces socioculturelles qui sous-tendent la construction identitaire. Je ne dis pas, à l'inverse, qu'il faille négliger les distinctions neurochimiques. Il y en a. Mais on ne peut pas, non plus, prétendre que nous grandissons dans un vase clos. Les interactions interpersonnelles sont fondamentales dans la construction des perceptions que l'on entretient envers les autres et envers soi-même. Par exemple, j'ai une cousine qui a donné naissance à des jumeaux, dont un enfant de sexe femelle et un enfant de sexe mâle. Bien qu'elle pense se comporter de la même manière avec ses deux enfants, j'ai perçu une différence marquée entre ses interventions. Lorsque son enfant de sexe mâle se blesse, elle lui dit que ce n'est pas grave et l'encourage à retourner jouer. Lorsque son enfant de sexe femelle se blesse, elle la cajole, reconnaît la sévérité de la blessure, la console. Par ses interventions, elle transmet des messages à ses enfants et participe au renforcement de caractéristiques comportementales, psychologiques et affectives distinctes (et, d'après moi, calquées selon ses propres conceptions du masculin et du féminin).

Pour en revenir à la vidéo, je suis également heurtée par le discours de cet homme sur la paternité, ayant l'impression qu'il minimise le rôle du père (d'autant plus parce que j'ai eu un père hyper présent, attentionné, affectueux, tendre, sensible, etc.). Non, les hommes ne portent pas d'enfants. Mais, de manière symbolique, les plus amoureux et attentionnés ''portent'' (ou soutiennent) leur partenaire enceinte. Il me semble tout aussi exigeant pour un homme d'accompagner une femme enceinte que pour une femme de porter un enfant. Les difficultés sont différentes, certes, mais elles sont néanmoins partagées (défis physiques, défis psychologiques, défis émotionnels, défis financiers, etc.). Par ailleurs, élever un enfant n'est pas moins laborieux sous prétexte qu'on n'a pas porté l'enfant en soi. Je serais d'ailleurs curieuse de lire l'avis de pères à ce sujet. Hélas, les hommes avec lesquels j'ai parlé de telles choses hésitent à avouer les difficultés qu'ils ont éprouvées (ou éprouvent), car ils craignent d'être ridiculisés ou critiqués.

Je trouve aussi déplorable que ce conférencier ridiculise des initiatives voulant, d'une part, réduire l'incidence du sexisme, de l'homophobie, de l'hétérosexisme et de la transphobie au sein de la société française (ou ailleurs) et, d'autre part, assurer le respect de toute personne, sans égard à son identité sexuelle, son identité de genre et son orientation sexuelle. Depuis quand la promotion du respect est-elle nuisible? Sensibiliser les professionnels, les enfants, etc. à la diversité des sexes, des genres et des identités sexuelles, ce n'est pas convaincre ni confondre qui que ce soit sur sa propre identité. C'est plutôt exposer l'humanité à la diversité qu'elle rassemble, de sorte à ce que les enfants transgenres ou transsexuels bénéficient de la reconnaissance qui leur est due, puis que l'on s'engage, en tant qu'humanité, à réduire le taux de violence que l'on inflige à toute personne dont le sexe ou l'expression du genre ne cadre pas avec les pôles restrictifs que nous proposent les modèles binaires auxquels je faisais allusion plus tôt (et qui, au risque de me répéter, traduisent certainement un agenda sociopolitique et culturel historique qui a, pendant longtemps, facilité le contrôle et la culpabilisation de la population). Je serais d'ailleurs curieuse de savoir si cet homme s'est déjà donné la peine d'écouter une personne transgenre ou transsexuelle lui raconter son histoire. J'en doute fortement... J'ai plutôt l'impression de voir l'expression du privilège de sa majorité (majorité blanche, de sexe mâle, hétérosexuelle, chrétienne, d'un statut économique aisé, etc.). Je ne vois aucune humilité, ni empathie dans ses propos.


En ce qui touche à la maternité, la théorie du genre et ses défenseurs ne cherchent aucunement à interdire, ni à minimiser le rôle de la mère. Ils souhaitent simplement élargir les possibilités qui s'offrent aux femmes. Il y a des femmes qui veulent porter un enfant. Cela est louable. Il y a des femmes qui ne veulent pas porter d'enfant. Cela est aussi louable. Le mot-clef au cœur de la théorie du genre est le choix: choisir ses projets de vie (se marier ou non, avoir des enfants ou non, travailler ou non) et choisir de s'accepter et d'accepter les autres dans son/leur identité sexuelle, identité de genre et orientation sexuelle. C'est tout! L'objectif n'est pas, de mon point de vue, d'interdire, ni de discréditer les personnes qui se reconnaissent dans les rôles de genre traditionnels, mais plutôt de miser sur la liberté de chacun, de sorte à ce que les personnes qui adhèrent à ces rôles le fassent parce qu'elles le veulent et non pas parce qu'elles y sont obligées. Sans cette théorie et les mouvements sociaux datant des premières guerres mondiales, je n'aurais pas eu droit à mon éducation. Ma parole serait discréditée sous prétexte que je suis une femme. On m'aurait violée (avec le consentement de ma communauté et de ma famille) pour me remettre à ma place et me convaincre de la désirabilité des hommes. Je remercie la théorie du genre et les mouvements sociaux qui s'y rattachent, sans lesquels je serais certainement plus malheureuse.

Enfin, il me semble irresponsable de s'exprimer avec sensationnalisme (je pense, en effet, qu'il mise sur la peur du changement) pour parler de changements idéologiques qui risquent de faciliter la démystification de certaines réalités et identités, de favoriser le bien-être de personnes qui sont quotidiennement à risque de victimisation (surtout dans les écoles, mais aussi ailleurs) et d'encourager la cohabitation pacifique entre personnes malgré et à travers leurs différences. Personnellement, je prône les valeurs de l'ouverture à la diversité, de l'empathie, du respect (des droits, libertés et de la dignité humaine de tous), de la communication (incluant l'écoute) et de la solidarité sociale. J'ai des amiEs hétérosexuelLEs qui sont mariéEs (et d'autres qui ne le sont pas), qui ont un ou plusieurs enfants ou qui souhaitent en avoir. Je reconnais la beauté et le bienfait de leurs choix. J'ai aussi des amiEs (et des connaissances) altersexuelLEs qui sont mariéEs (et d'autres qui ne le sont pas), qui ont un ou plusieurs enfants ou qui souhaitent en avoir. Je reconnais la beauté et le bienfait de leurs choix. J'ai d'autres amiEs, toutes identités sexuelles, identités de genre et orientations sexuelles confondues, qui sont ou non en relation, qui veulent ou non le devenir, qui pensent ou non avoir des enfants, qui travaillent ou non, qui... Je reconnais la beauté et le bienfait de leurs choix. Je n'ai pas la prétention de savoir ce qui convient le mieux aux autres. Je choisis plutôt de les accueillir dans ce qu'ils sont et ce qu'ils font, et ce, dans la mesure où ils ne portent pas atteinte aux droits, libertés et à la dignité humaine d'autrui.

Lorsqu'on s'oppose de manière catégorique au conventionnalisme, voici ce que je réponds: sois toi-même. Le mieux qu'on puisse faire, il me semble, c'est de se montrer fidèle à son authenticité. Il y a des facettes de mon authenticité que d'autres pourraient qualifier de conventionnelles, tout comme il y a des facettes de mon authenticité qui pourraient être étiquetées comme étant non-conventionnelles. Ce sont des catégories socialement construites! Je ne suis pas une catégorie. Je suis une personne avec des caractéristiques que l'on cherche à catégoriser, phénomène que je comprends mal, d'ailleurs. Ainsi, il y a des personnes qui se marient et qui ont des enfants parce qu'on s'attend à ce qu'elles le fassent. Par contre, j'ose espérer que la majorité des personnes qui se marient et ont des enfants le font parce que cela concorde avec leur authenticité, avec leur conception de qui elles sont et de ce qu'elles veulent faire. Pourquoi interdire cette authenticité à des personnes sous prétexte qu'elles aiment une personne du même sexe? Je ne comprends tout simplement pas...

En guise de dernière réflexion, il y a certainement des extrémistes qui confondent égalité avec similitude, mais je ne pense pas qu'il soit raisonnable, ni rationnel de réduire un mouvement social fondé sur la reconnaissance des droits, libertés et de la dignité humaine de tous aux discours et agissements de ses extrémistes. Des extrémistes, il y en a partout. Ce n'est pas parce qu'il y a des catholiques qui font violence aux minorités sexuelles et de genre que tous les catholiques sont des homophobes ou des terroristes. Plutôt que de se faire une idée unilatérale sur des populations que l'on connaît peu ou pas, je nous encourage à entrer en communication et donc en relation avec des personnes aux réalités, identités et opinions divergentes, notamment afin d'apprendre à les connaître et les comprendre comme êtres humains avant de les juger en fonction des perceptions que nous entretenons à l'égard de leurs communautés d'appartenance.

mercredi 3 avril 2013

Une présentation de la Chambre de commerce gaie du Québec

Cet article a pour but de vous présenter l'un de nos partenaires de la Fête de la diversité sexuelle et de genre: la CCGQ (Chambre de commerce gaie du Québec).

La Chambre de commerce gaie du Québec a pour mission de rassembler les gens de la communauté LGBT, et ce, partout au Québec. La CCGQ s'adresse à toute personne désireuse de tisser des liens avec ladite communauté. Un des grands avantages est qu'il s'agisse d'une chambre de commerce qui soit non pas géographique, mais plutôt basée sur un principe d'affinités, de ressemblances et d'ouverture en lien direct avec l'orientation sexuelle et le genre.
Une chambre de commerce sert de point de ralliement pour les gens d'affaires, mais la CCGQ n'axe pas ses efforts que sur les entrepreneurs. En effet, les étudiants (qui deviendront prochainement des travailleurs qualifiés) et les gens désireux de réseauter de façon plus générale pour se trouver des fournisseurs, des contacts, sont tous les bienvenus à la Chambre en tant que membre mais aussi aux soirées 6@8 réseautage.
Pour de plus amples informations, visitez : ccgq.ca


lundi 25 mars 2013

Dépénalisation de l'homosexualité au Zimbabwe

Par Claudya Hilaire-Bergevin



Marcel Proust a déclaré un jour « qu’il n’y avait pas d’anormaux lorsque l’homosexualité était la norme.[1]» D’une certaine manière, il avait raison, car pendant plusieurs siècles,  les pratiques sexuelles entre personnes du même sexe n’étaient pas perçues anormalement ou d’une façon péjorative. En faite, le concept d’homosexualité n’existait même pas.[2] Le tabou entourant l’homosexualité survient lorsqu’arrive le Christianisme. L’établissement de la religion catholique à Rome marque, en Occident le véritable début de la condamnation des pratiques entre hommes, mais aussi, d’une sévérité intense en ce qui concerne toutes les pratiques sexuelles en général.[3] Ainsi, de nos jours, l’orientation et les pratiques sexuelles représentent une grande source de polémique et de questionnement. La sexualité est devenue un enjeu social et politique qui suscite des opinions et surtout, des décisions controversées. En effet, au sein de 80 pays, une peine carcérale, et parfois même capitale est réservée aux minorités sexuelles, tels les homosexuels. Il est alors légitime de se demander, d’où provient cette homophobie exacerbée de certains États.
Nous sommes d’avis que cette situation peut être expliquée à partir de la théorie constructiviste et féministe, et qu’elle pourrait être améliorée grâce à l’ingérence de L’ONU. D’emblée, nous ferons une brève mise en contexte de l’implication de l’ONU en ce qui concerne la dépénalisation de l’homosexualité. De plus, nous décrirons l’État choisi comme exemple, le Zimbabwe, ainsi que les raisons pour lesquelles nous l’avons privilégié. Suivant cela, nous tenterons de démontrer que la connotation péjorative associée à l’homosexualité est basée sur des constructions sociales, et ce, à l’aide des deux théories mentionnées précédemment. Finalement, nous terminerons par une mise en lumière des nombreux bienfaits de l’ingérence, tels le respect des droits de l’homme et une diminution des maladies transmissibles sexuellement.

Au sein de 80 pays, un pourcentage de la population se voit imposer une législation particulière, basée sur son orientation sexuelle ainsi que sur la nature de ses rapports sexuels. Les personnes visées par ses lois sont jugées, dans la majorité des pays, par une peine carcérale pouvant aller jusqu’à perpétuité. Au sein de neuf États[4], les châtiments corporels et la peine de mort sont de mise.[5] Tout récemment, en 2010, Tiwonge et Steven, un couple homosexuel vivant au Malawi, furent arrêtés et condamnés à 14 ans de prison. Ils furent accusés d’avoir pratiqué des actes contre nature, et de s’être mariés lors d’une cérémonie privée entre amis. Tiwonge et Steven furent en mesure d’éviter la prison grâce à la visite de Ban Ki Moon , le secrétaire général de l'ONU. Celui-ci réussit à convaincre le président du Malawi, Bingu Wa Mutharika, d’accorder la « grâce au couple gai pour des raisons humanitaires[6]», et ce, à l’encontre de la volonté de la société et du gouvernement, qui saluent la condamnation des homosexuels.
Suivant cela, il semble juste d’affirmer que la vie des homosexuels, particulièrement au sein des pays sous-développés et des pays en développement, est complexifiée non seulement par l’opinion publique influencée par la religion ou la culture, mais aussi par les gouvernements qui ont carrément établi des lois contre leur orientation sexuelle. Cette situation est jugée inacceptable de la part des forces onusiennes, comme le démontre l’intervention du secrétaire général de l’ONU au Malawi. L’ONU tente depuis plusieurs années de dépénaliser l’homosexualité et le 18 décembre 2008, 66 pays ont mis de l’avant l’importance du respect des droits des homosexuels, lesbiennes et transgenres en basant cet appel sur le principe d’universalité des droits de l’homme. Le premier article de la déclaration universelle déclare que « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.[7]» Le texte réaffirme « le principe de non-discrimination qui exige que les droits de l'homme s'appliquent de la même manière à chaque être humain, indépendamment de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre.[8]»
Malgré l’engagement de ces pays, il reste tout de même que la majorité des États n’adhère pas ou reste neutre sur la question de la dépénalisation de l’homosexualité. Notre objet d’étude, le Zimbabwe fait parti des nations qui ne consentent pas au projet de l’ONU. Nous avons choisi ce pays, car sa vision concernant les minorités sexuelles a été fortement influencée par la colonisation européenne, ce qui vient ajouter une dimension raciale à toute la problématique. De plus, l’opinion négative de ce pays concernant les homosexuels est publiquement et fréquemment affirmée par le président Robert Mugabe, qui encourage la persécution de ces derniers.
Les préjugés concernant l’homosexualité sont nombreux au Zimbabwe. L’uranisme est associé à la bestialité, à la propagation de maladie et à une apparence efféminée. Le lesbianisme, bien que moins persécuté, est perçu comme une maladie qu’il est possible de guérir, entre autres par des relations sexuelles hétérosexuelles. Dans les deux cas, la vision prédominante est que l’homosexualité est contre nature.[9] Cette notion de nature est à la base de la loi pénalisant les homosexuels. La loi zimbabwéenne reconnait trois classes d’infraction anormale : la sodomie, la bestialité et ce qui pourrait être appelé « un groupe résiduel de pratique sexuelle contre nature.[10]» Ce qui est particulier avec cette loi, c’est qu’elle est édictée seulement pour les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes. En effet, la loi concernant les relations sexuelles anales (sodomie) pratiquée par un couple hétérosexuel fut abrogée en 1979[11], ainsi que celle interdisant les relations sexuelles entre femmes, étant donné « l’extrême complexité de prouver que de telles relations est eu lieu.[12]» Ensuite, les actes figurants dans le groupe résiduel de pratiques sexuelles contre nature, sont considérés anormal, seulement lorsqu’ils sont pratiqués par des homosexuels.[13] De plus, il faut spécifier qu’un viol « homosexuel » et une relation consensuelle entre deux hommes sont jugés sans distinction devant la loi.[14] Il semble donc juste d'affirmer que la loi « fonctionne dans les limites d’un paradigme où l’hétérosexualité est non seulement la norme, mais est aussi exclusivement “naturelle”.[15]»
Depuis 2006, la loi ne concerne plus seulement les relations sexuelles, mais bien tout agissement qui pourrait être perçu comme un signe d’homosexualité (se tenir la main, se faire une accolade, s’embrasser).[16] Cette situation est particulièrement alimentée par le président de ce pays, Robert Mugabe, qui encourage ses citoyens à persécuter les homosexuelles. En effet, M. Mugabe définit publiquement les homosexuels « comme des sous animaux, pires que les chiens et les porcs.[17]» En 1995, lors de la Foire du Livre internationale de Harare, le président refusa que l’Association des Gays et Lesbiennes du Zimbabwe (GALZ) participe à l’évènement en raison de leur orientation sexuelle et politique. Il déclara :

Je trouve insultant et répugnant pour ma conscience humaine que des organisations si immorales et répugnantes, comme celles d'homosexuels, qui font offense à la fois à la loi de la nature et à la morale religieuse que notre société a épousée, puisse avoir un quelconque porte-parole parmi nous et où que ce soit dans le monde.[18]

La même année, lors de la célébration annuelle de l’indépendance, il fit une déclaration (à voir en annexe) tout aussi homophonique, qui encourageait les individus à livrer les homosexuels à la police. Robert Mugabe et son gouvernement soutiennent que l’homosexualité ne fait pas partie de la culture africaine, et que seules les personnes de race blanche ont de telles pratiques au sein de son pays. Selon lui, la colonisation serait la source de l’homosexualité au sein du Zimbabwe, et de l’ensemble de l’Afrique.[19] Ainsi, le président Mugabe est l’instigateur d’une campagne antigay au sein de l’État et semble être la source première alimentant l’homophobie au sein du Zimbabwe. Nous sommes d’avis que les arguments émis par M.Mugabe sont erronés et facilement contestables à l’aide de deux théories, soit le féminisme et le constructivisme.

L’argument central au Zimbabwe, en ce qui concerne la pénalisation de l’homosexualité, réside dans le caractère contre nature de cette orientation sexuelle. Cependant, comme le mentionne David A. Richards, ce n’est pas la première fois que le concept de nature est employé pour soumettre un groupe à la volonté d’un autre.[20] En effet, les femmes et les Afro-Américains ont dû faire face au même argument lorsqu’ils ont voulu s’émanciper. La théorie féministe est particulièrement importante lorsqu’il s’agit de remettre en question ce concept de nature. Il est essentiel de préciser que lorsqu’il est question de la nature, par exemple d’intelligence naturelle ou d’infériorité naturelle, nous faisons référence à une caractéristique innée de l’individu qui, dans le cas qui nous intéresse, lui est concédée par son sexe, sa race ou son orientation sexuelle.
Le féminisme a permis de remettre en question l’attribution d’un genre à un sexe, idée prévalut par les tenant de la pensée patriarcale. Ceux-ci soutenaient que l’homme est doté d’une force et d’une intelligence suprême, ce qui lui concède le pouvoir et la supériorité au sein de la société. En effet, selon Jean-Jacques Rousseau[21] et Proudhon[22] c’est la nature qui octroya aux hommes sa force supérieure, en lui attribuant de plus larges épaules, une voix puissante et une roideur des muscles.[23] De plus, selon Proudhon, les femmes ont naturellement un plus petit cerveau[24], la preuve résidant dans le fait que « l’humanité ne doit aux femmes aucune découverte signalée, pas même une invention utile.[25]» En bref, l’homme domine dans tous les domaines, et « la femme n’a pas de raison d’être : c’est un instrument de reproduction qu’il a plu à la nature de choisir.[26]»
En réponse à ces affirmations, des féministes telles Claudette Fillar et Olympe de Gouge, répondront que « tous les hommes et toutes les femmes sont créés égaux et ils sont dotés par leur Créateur de certain droits inaliénables[27]» telles la liberté, la propriété, la sureté et la résistance à l’oppression[28]. Elles feront remarquer qu’au sein de la véritable nature, il est impossible de « distinguer les sexes dans l’administration[29]» des sociétés animales ou végétales, car la nature est orchestrée par la coopération de tous. Elsa Dorlin observe que ce sont les tenants du patriarcat qui ont intérêt à ce que le débat concernant l’égalité des sexes « reste indécidable et demeure à l’état de querelle. » Le maintien de celui-ci permet la persistance des discriminations et justifie la domination des hommes sur les femmes[30], par l’attribution d’un caractère impuissant au sexe féminin.
Il semble donc juste d’affirmer que l’attribution d’un rôle ou d’une identité par la nature fut un argument à mainte fois utilisée pour justifier la domination ou la discrimination d’individus. Les homosexuels sont considérés comme des êtres anormaux étant donné qu’ils vont à l’encontre de l’idée de nature préconçue. Les hommes homosexuels sont particulièrement persécutés, car de par leur orientation sexuelle, ils contredisent la force de leur sexe en arborant les caractéristiques physiques où psychologiques du sexe faible, le sexe féminin.[31] Il y a donc ici un problème flagrant de sexisme où le genre féminin est non seulement considéré comme un signe de faiblesse, mais l’est encore plus lorsqu’il est arboré par un homme. Ainsi, il semble juste d’affirmer que le problème n’est pas les relations homosexuels en soi, mais bien ce que l’homosexualité représente : la faiblesse. Une étude réalisée par Paul Jackson sur l’homosexualité durant la Deuxième Guerre mondiale, démontre exactement cette situation. En effet, M. Jackson affirme que les relations amoureuses et/ou sexuelles entre personnes du même sexe étaient tolérées tant et aussi longtemps qu’elles restaient secrètes. Cependant, il aurait été impensable pour n’importe quelle armée d’affirmer et d’assumer publiquement la présence d’homosexuelle en son sein. La principale raison de cela est que l’armé devait représenter la force, l’agressivité et l’endurance, toutes des caractéristiques typiquement masculines. Affirmé la présence d’homosexuel aurait confirmé la faiblesse de l’armé, étant donné les caractéristiques féminines, et donc impuissante, attribué aux homosexuels. En bref, le féminisme mit en lumière la grave erreur qu’est l’association d’un genre à un sexe. Les homosexuels au Zimbabwe, ainsi que dans plusieurs autres pays, doivent faire face à des stéréotypes tenaces qui découlent d’un argument aussi fort qu’insipide.
Subséquemment à cela, la théorie constructivisme est tout aussi importante pour analyser la situation. En premier lieu, l’historicité du Zimbabwe permet de démontrer que l’homosexualité n’est pas postérieure à la colonisation européenne. En effet, plusieurs éléments prouvent que les Bushmen, premiers individus à vivre sur les terres du Zimbabwe, avaient des relations homosexuelles, sans que cela ne soit problématique. Une peinture sur roche datant de plus de 2 000 ans illustre clairement cinq hommes ayant des relations sexuelles anale et orale.[32] L’anthropologiste Kurt Falk affirme que « les relations homosexuelles n’étaient pas seulement présentes, mais étaient assez fréquentes pour être socialement acceptable.[33]»
Outre la satisfaction de désirs charnels, les relations sexuelles entre personnes du même sexe permettaient de contrôler la population en période de récession alimentaire ou de sècheresse. De plus, elles permettaient de préserver la virginité des femmes avant le mariage. La colonisation européenne, au contraire des dires de M.Mugabe, n’apporta pas l’homosexualité en Afrique, mais bien la connotation péjorative associée à celle-ci. Les Hollandais, à l’époque de la colonisation du Zimbabwe, étaient dominés par une vision calviniste qui prohibait une panoplie d’acte sexuel, telles les relations homosexuelles.[34] Ce contexte historique permet donc de démontrer le leurre énoncé par M. Mugabe concernant le caractère antiafricain de l’homosexualité.
Suivant cela, le contexte culturel et socio-économique, postérieur à la colonisation, doit être analysé pour comprendre d’où découle l’affirmation de M.Mugabe associant l’homosexualité à quelques individus de race blanche. La colonisation permit l’émergence d’une élite blanche au Zimbabwe, qui se nourrit du travail des populations locales. Ayant une puissance économique et politique supérieure au Zimbabwéen d’origine, cette élite réussit au fil des siècles à inculper ses normes et ses valeurs culturelles, tels la religion et le refus des relations entre personnes du même sexe. La législation actuelle interdisant ce type de relation découle donc indirectement de la colonisation hollandaise. Depuis leur création, la majorité des cas « d’infraction anormale » portés à la court suprême du Zimbabwe implique la participation d’un homme blanc. Cela est remarquable considérant le fait que la population blanche du Zimbabwe est de moins de 1 %. Ceci - dit, selon Oliver Philip une analyse plus approfondie démontre l’impact socioéconomique de cette dimension raciale. Économiquement, la population blanche au Zimbabwe est disproportionnellement puissante, ce qui conduit à deux conséquences importantes. Premièrement, étant donné leur pouvoir économique, les hommes blancs sont plus sujets à être accusés d’acte homosexuel, par des individus de race noire, ou même blanche, utilisant le chantage pour en retirer une compensation monétaire.[35] Deuxièmement, ces hommes peuvent plus facilement s’offrir les services d’avocats, et sont donc en mesure de défendre leur cause en court suprême. De ces faits, nous pouvons en conclure que les blancs sont plus sujets à être inscrits dans les statistiques concernant les infractions contre nature, non en raison de leur couleur de peau, mais bien à cause de la puissance économique qui s’y rapporte.[36]
En bref, l’homophobie au sein du Zimbabwe résulte d’une construction sociale. D’abord, l’association d’un genre à un sexe a mis en place des stéréotypes tenaces, incluant la faiblesse du sexe féminin, et du même coup, des hommes homosexuels. Ensuite, l’acceptation des relations non hétérosexuels antérieure à la colonisation démontre que c’est l’ingérence des mœurs européennes qui fit naitre l’homophobie au Zimbabwe. Conséquemment à cela, nous sommes d’avis que l’ingérence au sein de cet État ne ferait qu’améliorer le sort des minorités sexuelles, et contrecarré les effets pervers qu’à eu l’ingérence coloniale.
D’emblée, la dépénalisation de l’homosexualité, promue par l’ONU, permettrait au Zimbabwe de respecter la charte des droits de l’homme, dont il signataire.[37]La Charte souligne que « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.[38]» L’existence de lois contre l’homosexualité porte alors atteinte au principe de non-discrimination selon lequel les droits de l’homme se doivent d’être appliqués de la même façon, et ce, sans tenir compte de « l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre.[39]»
Ensuite, dépénaliser l’homosexualité permettrait aux personnes luttant pour des droits égaux d’être affranchies du joug des gouvernements et des acteurs juridiques qui sont généralement loin d’être neutres[40]. Ainsi, libérés de la tension et du stress que produit une constante crainte d’être emprisonner, les homosexuels pourraient alors s’investir plus au sein de leur société (en qui ils auront dorénavant confiance), et ainsi participer à l’amélioration de celle-ci, comme le soutient le Dr. Mohr, philosophe à l’université de l’Illinois[41]. La dépénalisation sera aussi profitable aux individus qui ne sont pas homosexuel, mais qui bien malgré eux, ne correspondent pas à la conception populaire de ce qu’est un homme et de ce qu’est une femme. En effet, comme le soutient le sociologue Michel Dorais, un homme ou une femme qui ne répondent pas aux caractéristiques attribuées à son sexe respectif par la société, est souvent sujet à de l’homophobie, et ce, malgré son hétérosexualité[42].
Finalement, dépénaliser l’homosexualité pourrait aider à prévenir la transmission du VIH. En effet, lors de la 17e conférence internationale sur le sida au Mexique, des chercheurs ont démontré une prévalence du VIH, chez les hommes ayant des pratiques homosexuelles, « de 21,5% au Sénégal, 21 % au Malawi; 13,9 % en Afrique du Sud; 13,4 % au Nigeria; 12,3 % à Zanzibar (Tanzanie) 7,6% chez des hommes insertifs à Khartoum (Soudan) »[43]. Cette prévalence est due en grande partie par le manque d’éducation sexuelle offert aux populations et à la peur d’être reconnu comme homosexuel par la société. Une enquête nigérienne a démontré que sur 1125 hommes ayant eu recours au dépistage, seulement 10 % d’entre eux sont retournés chercher les résultats[44]. Les hommes qui craignent de faire le test, ou de recevoir les résultats sont habituellement sexuellement actifs, non engagés dans une relation stable et d’apparence efféminée. La situation est sensiblement semblable chez les femmes homosexuelles. De plus, il est important de mentionner qu’il y a une forte discrimination présente dans le monde médical envers les pratiques homosexuelles, ce qui explique la réticence des personnes diagnostiquées à solliciter des traitements.
L’un des effets les plus néfastes de cette situation est que la majorité des hommes et des femmes ayant des relations homosexuelles ont généralement des relations hétérosexuelles et sont même parfois mariés. Ils transmettent donc le virus à leur partenaire, et parfois, à leur insu,  à leur enfant. Selon plusieurs études, les hommes sous-évaluent « les risques auxquels ils sont exposés dans le cadre des pratiques homosexuelles »; croyant que le sida se transmet par les femmes[45] (preuve flagrante d’une éducation sexuelle erronée). Malgré une baisse importante du pourcentage de sidéen au Zimbabwe (diminution de 50 % entre 1997 et 2007), le taux d'infection reste très élevé (plus d'un adulte sur dix)[46].  De ce fait,  il y a encore nettement place à l’amélioration en ce qui concerne cette problématique.
En conclusion, nous estimons que l’ingérence de la part de l’ONU, serait nécessaire pour améliorer le sort de non seulement les minorités sexuelles au Zimbabwe, mais bien de l’ensemble des citoyens. Comme nous l’avons expliqué, une législation particulière est appliquée aux personnes homosexuelles, plus particulièrement les hommes, ce qui est discriminatoire et à l’encontre de plusieurs droits de l’homme. Le président Mugabe encourage publiquement la population à maintenir une attitude et un traitement haineux envers ces parties de la société. Cependant, comme nous l’avons démontré, les arguments de M.Mugabe en faveur de la pénalisation de l’homosexualité sont erronés, et construits de toutes pièces par des évènements historiques et culturels. À travers la théorie féministe, nous avons mis en évidence l’impact de l’association d’un genre à un sexe, pour les individus qui par leur attitude, leur orientation sexuelle ou leur apparence physique, représenteraient des êtres « contre-nature ». Suivant cela, le constructivisme nous permit de démontrer qu’au contraire des dires de M.Mugabe, des relations entre personne du même eurent lieu au Zimbabwe bien avant l’arrivé des colonisateurs européens. De plus, nous avons aussi démontré que les préjugés concernant les homosexuelles entrainaient non seulement de l ‘homophobie, mais aussi du racisme.
L’ingérence de l’ONU améliorait la situation des minorités sexuelles au Zimbabwe, en autre, au niveau de la santé, des droits de l’homme et de la cohésion sociale. Ayant à sa tête le plus ancienne des présidents africains, le Zimbabwe pourrait donné l’exemple aux autres États africains en démystifiant certain préjugé brimant la vie de millier d’individus. En bref, nous croyons qu’il est ridicule qu’une partie de la population soit jugée différemment seulement en raison de son orientation sexuelle, surtout lorsqu’on sait que ce jugement a été socialement construit au fil des siècles à partir de faits inexacts. Qui plus est, bien que l’ingérence peut être contestée en raison de son non-respect de la souveraineté étatique, nous croyons qu’il est logique que les méfaits commis par les premières ingérences des colons, soient aujourd’hui remédier par celle-ci.


Bibliographie

Ouvrage

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Annexe 

Déclaration du président Robert Mugabe
 « Cela dégrade la dignité humaine. C'est contre nature, et il n'en pas du tout question de permettre à ces personnes de se comporter pire que des chiens et des porcs. Si les chiens et les porcs ne le font pas, pourquoi les êtres humains le doivent-ils ? Nous avons notre propre culture, et nous devons nous reconsacrer à nos valeurs traditionnelles qui font de nous des êtres humains. […] Ce qu'on veut nous faire accepter est un comportement sous-animal et nous ne le permettrons jamais ici. Si vous voyer des gens parader comme des lesbiennes et des gays, arrêtez-les et livrez-les à la police ! »[47]



[1]Marcel Proust, A la recherche du temps perdu, Coll. Quarto, Paris : Gallimard, 1999, p.27
[2]Colin Spencer, Histoire de l'homosexualité de l'Antiquité à nos jours,  Paris : Le Pré aux Clercs, 1995, p.28
[3]Florence Tamagne,  Histoire de l'homosexualité en Europe, Paris : Seuil, 2000, p.46
[4]Ces neuf États sont : Afghanistan, Iran, Arabie Saoudite, Mauritanie, Émirats Arabes Unis, Yémen, Pakistan, Soudan, Tchétchénie
[5]The United Nations refugee Agency[UNHCR], Zimbabwe: Situation of gays and lesbians including, societal attitudes, treatment by government or security forces and availability of state protection, en ligne, http://www.unhcr.org/refworld/topic,4565c22547,4565c25f55d,3df4becb0,0.html, page consultée le 22 mars 2011
[6]Radio France internationale[RFI], Grâce présidentielle pour un couple homosexuel,  en ligne, http://www.rfi.fr/contenu/20100530-grace-presidentielle-couple-homosexuel, page consultée le 28 mars 2011
[7]Organisation des Nations Unies [ONU], Charte des Nations Unies, en ligne, http://www.un.org/fr/documents/charter/, page consultée le 3 avril 2011.
[8] Idem.
[9]Oliver Phillips, « Zimbabwe », in Sociolegal control of homosexuality: A multy-nation comparison, sous la dir. Donald J. West et Richard Green, p.43-55, Coll. Prespectives in sexuality, New York: Plenum Press, 1997, p.43
[10] Ibid., p.44
[11] Ibid., p.45
[12] Ibid., p.46
[13] Ibid., p.45
[14]UNHCR, Zimbabwe: Situation of gays and lesbians including, societal attitudes, treatment by government or security forces and availability of state protection.
[15] Phillips, p.47
[16] UNHCR, Zimbabwe: Situation of gays and lesbians including, societal attitudes, treatment by government or security forces and availability of state protection.
[17] Idem.
[18] Phillips, p.43
[19]A. J. G. M. Sanders, Homosexuality and the Law: A Gay Revolution in South Africa?, Journal of African Law, vol. 41, no 1 (1997), p.103
[20]David A.J.Richard, Identity and the case for Gay rights : Race, gender, religion as analogies, Chigago:The University of Chicago Press, 1999, p.8
[21] Jean-Jacques Rousseau, Sophie ou la femme, Paris : GF-Flammarion, 2009 [1762], p.516 
[22] Pierre-Joseph Proudhon,  De la justice dans la révolution et dans l’église, Paris : Gayard, 1990, p.1946
[23] Idem.
[24] Proudhon, p.1955
[25] Ibid., p.1953
[26] Ibid., p.1948
[27]Convention sur les droits de la femme à Seneca Falls, Déclaration de sentiments et Résolutions, juillet 1848, (dans Claudette Fillard, Elizabeth Cady Stanton : Naissance du féminisme américain à Seneca Fall, Lyon, ENS, 2009, p.105
[28]Olympe de Gouge, « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne », [1791---extraits], in Grandes voix du féminisme, sous la dir. de Nicole Pellegrin, Paris : Le Monde/Flammarion, 2010,  p.78
[29] Ibid., p.76
[30] Idem.
[31] A.J.Richard, p.66
[32] Marc Epprecht, Hungochani: the history of a dissident Sexuality in Southern Africa, Montreal : McGill-Queen's University Press, 2004, p.26
[33] Idem.
[34] Epprecht, p.52
[35]Phillips, p.48-49
[36]Ibid., p.49
[37]Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme [HCDH], Zimbabwe, en ligne, http://www.ohchr.org/FR/countries/AfricaRegion/Pages/ZWIndex.aspx, page consultée le 4 avril.
[38]ONU, Charte des Nations Unies.
[39]Gilles Halais, l’ONU : divisée sur la dépénalisation de l’homosexualité, en ligne, http://www.france-info.com/monde-institutions-internationales-2008-12-19-l-onu-divisee-sur-la-depenalisation-de-l-homosexualite-227765-14-20.html, page consultée le 28 janvier 2011.
[40]Wayne R. Dynes et Stephen Donaldson,  Homosexuality, discrimination, criminology and the law,  New-York : Garland, 1992, p.80.
[41]Richard D. Mohr, Gays justice: a study of ethics,society and law, New-York: Columbia University Press, 1988, p.44.
[42]Michel Dorais et Simon L.Lajeunesse, Dead boys can’t dance : sexual orientation, masculanity and suicide, Montréal : McGill-Queen's University Press, 2004, 127 p.
[43]Christophe Broqua, Actions et traitements, Africains homosexuels et sida : le silence enfin rompu, en ligne, http://www.actions-traitements.org/spip.php?article2613, page consultée le 22 février 2011
[44] Idem
[45] Idem  
[46]Daniel T. Halperin et al. A Surprising Prevention Success: Why Did the HIV Epidemic Decline in Zimbabwe? Plos Medicine, 2011, p.6
[47] The United Nations refugee Agency[UNHCR], Zimbabwe: Situation of gays and lesbians including, societal attitudes, treatment by government or security forces and availability of state protection, en ligne, http://www.unhcr.org/refworld/topic,4565c22547,4565c25f55d,3df4becb0,0.html, page consultée le 22 mars 2011



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