mardi 6 décembre 2011

Plan d’action gouvernemental de lutte contre l’homophobie

Une journaliste a récemment communiqué avec le GGUL afin de connaître notre position vis-à-vis du Plan d’action gouvernemental de lutte contre l’homophobie qu’a récemment dévoilé le gouvernement québécois.

En bref, ce plan comprend l'octroi de 7,1 millions de dollars au cours des cinq prochaines années dans le but de soutenir les efforts suivants, le tout en réponse à la problématique de l'homophobie dans les écoles, dans les communautés et à l'échelle provinciale: campagnes de sensibilisation, recherche, promotion et respect des droits, soutien aux victimes et aux services communautaires, adoption d'une démarche institutionnelle concertée, évaluation du plan. Ce plan provincial peut être trouvé en ligne en format PDF (cherchez Plan d’action gouvernemental de lutte contre l’homophobie). À défaut de pouvoir le lire dans son entièreté, vous pourriez simplement en consulter la table des matières ou lire cet article du Fugues qui en fait une synthèse : http://www.fugues.com/main.cfm?l=fr&p=100_article&rubrique_ID=40&Article_ID=19219

Les membres du C.A. reconnaissent la pertinence d’un tel plan et se réjouissent d’apprendre que le gouvernement québécois s’engage à participer, de manière active, à la lutte contre l’homophobie. Toutefois, le GGUL n’a pas l’intention de soumettre une demande de financement cette année. Nos projets spéciaux ont déjà été ciblés et ne cadrent pas exactement avec les orientations du plan. Rien ne nous empêcherait cependant d’y recourir lors des années à venir.

Cela étant, le problème de la violence à l’intention de la population lesbienne, gaie, bisexuelle ou trans (LGBT) ou des personnes perçues en tant que telles persiste et nous en sommes conscientEs. L’une de nos anciennes murales dans les couloirs souterrains avait d’ailleurs été recouverte de propos homophobes, ce pour quoi nous l’avons repeinte au printemps dernier, et ce, sous l’instigation de notre dernier président et avec l’aide de nos membres. Nous comptons également plusieurs anciennes victimes de violence fondée sur le genre ou l’orientation sexuelle parmi nos membres.

Plusieurs parmi nous pouvons donc témoigner des répercussions à long terme de ce type de violence, notamment sur le plan de la construction identitaire (ex. sentiments d’estime de soi, d’appartenance, de confiance et de sécurité), puis de l’acquisition de compétences favorables à l’entretien d’interactions et de relations sociales saines. Il est d’ailleurs reconnu dans la littérature scientifique que les personnes LGBT ou perçues en tant que telles sont les cibles premières d’intimidation et de harcèlement en contexte scolaire, mais que la violence dont elles sont victimes suscite le moins d’interventions de la part du personnel scolaire.

L’homophobie, laquelle relève d’attitudes sexistes et hétéronormatives, demeure alors, à ce jour, une forme de discrimination tolérée, en conséquence de quoi elle comprend de nombreux enjeux psychologiques, sociaux, moraux et légaux.

En concevant et en mettant en pratique son plan multidimensionnel de lutte contre l’homophobie, le gouvernement provincial envoie un message clair au peuple québécois : la violence fondée sur le genre ou l’orientation sexuelle est inacceptable et ne sera plus tolérée.


Anne-Sophie Ruest-Paquette (présidence), au nom de l’équipe du GGUL

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