mardi 6 décembre 2011

Plan d’action gouvernemental de lutte contre l’homophobie

Une journaliste a récemment communiqué avec le GGUL afin de connaître notre position vis-à-vis du Plan d’action gouvernemental de lutte contre l’homophobie qu’a récemment dévoilé le gouvernement québécois.

En bref, ce plan comprend l'octroi de 7,1 millions de dollars au cours des cinq prochaines années dans le but de soutenir les efforts suivants, le tout en réponse à la problématique de l'homophobie dans les écoles, dans les communautés et à l'échelle provinciale: campagnes de sensibilisation, recherche, promotion et respect des droits, soutien aux victimes et aux services communautaires, adoption d'une démarche institutionnelle concertée, évaluation du plan. Ce plan provincial peut être trouvé en ligne en format PDF (cherchez Plan d’action gouvernemental de lutte contre l’homophobie). À défaut de pouvoir le lire dans son entièreté, vous pourriez simplement en consulter la table des matières ou lire cet article du Fugues qui en fait une synthèse : http://www.fugues.com/main.cfm?l=fr&p=100_article&rubrique_ID=40&Article_ID=19219

Les membres du C.A. reconnaissent la pertinence d’un tel plan et se réjouissent d’apprendre que le gouvernement québécois s’engage à participer, de manière active, à la lutte contre l’homophobie. Toutefois, le GGUL n’a pas l’intention de soumettre une demande de financement cette année. Nos projets spéciaux ont déjà été ciblés et ne cadrent pas exactement avec les orientations du plan. Rien ne nous empêcherait cependant d’y recourir lors des années à venir.

Cela étant, le problème de la violence à l’intention de la population lesbienne, gaie, bisexuelle ou trans (LGBT) ou des personnes perçues en tant que telles persiste et nous en sommes conscientEs. L’une de nos anciennes murales dans les couloirs souterrains avait d’ailleurs été recouverte de propos homophobes, ce pour quoi nous l’avons repeinte au printemps dernier, et ce, sous l’instigation de notre dernier président et avec l’aide de nos membres. Nous comptons également plusieurs anciennes victimes de violence fondée sur le genre ou l’orientation sexuelle parmi nos membres.

Plusieurs parmi nous pouvons donc témoigner des répercussions à long terme de ce type de violence, notamment sur le plan de la construction identitaire (ex. sentiments d’estime de soi, d’appartenance, de confiance et de sécurité), puis de l’acquisition de compétences favorables à l’entretien d’interactions et de relations sociales saines. Il est d’ailleurs reconnu dans la littérature scientifique que les personnes LGBT ou perçues en tant que telles sont les cibles premières d’intimidation et de harcèlement en contexte scolaire, mais que la violence dont elles sont victimes suscite le moins d’interventions de la part du personnel scolaire.

L’homophobie, laquelle relève d’attitudes sexistes et hétéronormatives, demeure alors, à ce jour, une forme de discrimination tolérée, en conséquence de quoi elle comprend de nombreux enjeux psychologiques, sociaux, moraux et légaux.

En concevant et en mettant en pratique son plan multidimensionnel de lutte contre l’homophobie, le gouvernement provincial envoie un message clair au peuple québécois : la violence fondée sur le genre ou l’orientation sexuelle est inacceptable et ne sera plus tolérée.


Anne-Sophie Ruest-Paquette (présidence), au nom de l’équipe du GGUL

jeudi 27 octobre 2011

Est-ce bien nécessaire?

Par : Marie HOUZEAU

Il y a quelques semaines, ma copine et moi nous prélassions dans un spa afin de célébrer notre anniversaire de couple. L’endroit est charmant, la clientèle composée uniquement de couples, tous hétérosexuels, sauf le nôtre. Le soir venu, nous nous rendons dans le renommé restaurant de l’endroit. Nous commandons en nous réjouissant déjà du succulent repas qui nous est promis. Notre serveuse revient à la table avec nos plats. Elle hésite, marque un temps d’arrêt et semble un peu désemparée. Je lui demande s’il y a un problème, et elle me répond qu’elle ne sait pas à qui donner quelle assiette parce que, d’habitude, sur son bon de commande, elle encercle le plat destiné à l'homme. Je lui indique quoi donner à qui et lui fais remarquer qu’il serait peut-être judicieux de changer sa façon de noter les commandes. La serveuse, un peu gênée, semble soudainement avoir une affaire beaucoup plus urgente à régler et prend la poudre d’escampette.

Il y a quelques semaines, mon ami Stéphane magasinait une nouvelle paire de jeans avec son amoureux. Il trouve la bonne taille, mais pas la bonne longueur. Le vendeur lui suggère alors de faire faire l’ajustement par sa blonde, s’il veut éviter des frais de 10 $ pour les retouches en magasin. Sans hésitation, Stéphane se retourne vers son chum et lui demande : « Toi, ma blonde, fais-tu ça, des bas de pantalon? » Le vendeur, un peu gêné, semble soudainement avoir une affaire beaucoup plus urgente à régler et prend la poudre d’escampette.

La semaine dernière, Stéphane et moi, tous deux bénévoles au GRIS-Montréal, réalisions une intervention de démystification de l’homosexualité et de la bisexualité en milieu de travail. Comme d’habitude, après une courte présentation, nous laissons la parole aux membres du groupe afin de leur permettre de poser toutes leurs questions sur le sujet. Celles-ci s’enchaînent du tac au tac. Après avoir expliqué, entre autres, que non, les bisexuels ne sont ni des gais qui refusent de faire leur coming out ni des obsédés sexuels, et raconté comment nos parents ont réagi quand ils ont appris que nous étions homosexuels, un participant nous demande si nous avons déjà vécu de la discrimination. Dans la mesure où n’avons jamais reçu de coup de poing ou d’insulte à la figure, il est assez tentant de répondre non. La discrimination se résume à la violence physique et verbale, croyons-nous. Cependant, l’occasion est belle, devant un groupe d’adultes, d’élargir la notion de discrimination et de parler d’hétérosexisme. Nous partageons donc les anecdotes dont je viens de vous faire part pour tenter de leur faire comprendre qu’il n’est pas toujours facile de vivre dans un monde où rien ne semble avoir été conçu pour nous et pour notre réalité. Bingo! Après les éclats de rire suscités par le côté cocasse de nos histoires, l’assemblée semble avoir compris le message. Nous replongeons dans le flot des questions, mais après quelques minutes, une main se lève : « Je repensais à vos histoires, là… Est-ce que c’était bien nécessaire? » Nécessaire d’embarrasser ces deux personnes qui ne faisaient que leur boulot? Non, sûrement pas… Nécessaire de leur faire prendre conscience que le modèle hétérosexuel n’est pas le seul à exister? Alors là, la réponse me paraît beaucoup plus évidente! Oui, c’était nécessaire! En fait, ça le demeurera tant qu’il y aura des jeunes qui se passeront une corde au cou parce qu’ils ne trouvent pas leur place dans une société où leur réalité est parfaitement escamotée. Notre rêve d’égalité sociale ne pourra voir le jour qu’à cette condition-là. Quand notre société sera-t-elle spontanément inclusive? Quand les échanges tiendront-ils compte de la diversité des orientations sexuelles? D’ici là, il faudra encore et toujours demander à nos chums s’ils sont des « blondes couturières » et suggérer aux serveuses de revoir leurs techniques de mémorisation, quitte à les mettre mal à l’aise. Non pas pour blesser gratuitement, ni par arrogance ou pour s’afficher à tout prix, mais pour construire un monde meilleur dans lequel chacun a sa place, et ça, oui, c’est nécessaire!

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Les comités

Vous souhaitez vous investir au GGUL, mais votre emploi du temps ne vous permet pas de faire des permanences ? Il vous est possible de rejoindre un des nombreux comités selon vos intérêts et vos compétences. Vous retrouverez ci-dessous une brève description de chacun de ces comités :

  • Comité du Spectacle-bénéfice: Le Spectacle-bénéfice du Groupe gai de l’Université Laval est un spectacle de variété préparé et performé par les membres du groupe. Il s’agit d’une activité de financement annuelle qui permet non seulement d’amasser des fonds pour les activités du groupe, mais qui permet aussi aux membres d’exprimer leur côté artistique sur scène. Du chant à la danse, en passant par le « lipsynch », la poésie, l’humour, etc, le Spectacle-bénéfice est une activité qui a lieu à la session d’hiver, mais qui se prépare dès l’automne! Pour cette raison, nous vous invitons à donner vos disponibilités pour la première réunion en répondant à ce sondage (date limite mardi 4 oct.).

  • Comité des commandites: Le Groupe gai de l'Université Laval s'autofinance à l'aide des cotisations de ses membres, de son Spectacle-bénéfice ainsi que par des commandites qui permettent d'augmenter directement les dépenses accordées aux activités. Grâce à plusieurs membres dévouéEs, tous les documents entourant les demandes de commandites ont été révisés cet été. Nous sommes actuellement à la recherche de nouvelles personnes voulant s'impliquer dans ce dossier important. Ces personnes seront principalement appelées à revoir la liste des commerces à sonder, puis à communiquer avec des commanditaires potentiels par téléphone et par courriel. Le comité sera actif pendant toute l'année, bien que la fréquence des rencontres variera selon les besoins.

  • Comité de la Fête de la diversité sexuelle: La Fête de la diversité sexuelle constitue une plateforme annuelle en vue de célébrer la diversité sexuelle à la grandeur du campus de l’Université Laval. Une panoplie d’activités à teneur scientifique, médiatique, sociale, créative et militante y est traditionnellement prévue à des fins de conscientisation, de réseautage, d’expression de soi et d’engagement, le tout afin de souligner la richesse et les enjeux propres à la diversité sexuelle. Bien que notre Fête se tiendra au mois de mars, elle comporte habituellement un menu chargé d'activités qui nécessitent beaucoup d'organisation (ex: colloque scientifique), de sorte qu'il soit attendu que ce comité se rencontre régulièrement dès le mois d'octobre, et ce, jusqu'au mois de mars.

  • Comité pour la Décoration du local: Le GGUL souhaite faire une petite beauté à son local. Si vous voulez donner votre avis sur les changements à venir et y contribuer, vous pouvez rejoindre le comité « Décoration ». Étant donné le nombre de projets spéciaux prévus à compter du mois de janvier, nous souhaitons compléter la décoration du local au cours de la session automnale. Cela dit, la participation sera concentrée sur une courte de durée et essentiellement limitée à l'exécution d'un projet décoratif conçu l'an dernier.

  • Comité de Révision de la Charte: La charte du GGUL est la formulation officielle du fonctionnement administratif de l'association. Il s'agit d'un document central pour établir les règles, les droits et les responsabilités au sein du GGUL. Au cours de l'été 2011, un comité avait proposé plusieurs modifications à la charte de l'association. En se basant sur ces travaux, nous vous proposons de contribuer à la révision finale du document. Nous recherchons particulièrement des personnes familières avec le Code Morin et avec les réalités administratives des associations. La révision de la charte donnera lieu à une Assemblée Générale Spéciale au mois d'avril 2012. Le comité devra alors avoir soumis ses recommandations au CA dès le mois de février. Le calendrier devra s'établir dans le but de respecter cet échéancier.

  • Comité de Création littéraire et artistique: Force est d’admettre que nous avons plusieurs auteurEs et artistes parmi nos membres. Il a donc été envisagé de créer un projet permettant à ces membres de se rallier en fonction d’un intérêt commun, de bénéficier de la rétroaction d’autrui et de participer à un effort collectif dont le fruit constituerait un recueil de textes divers et de créations visuelles. Bien sûr, la production d’un tel recueil requiert un minimum de financement au préalable. Nous invitons alors les membres intéresséEs à siéger sur un comité dont le mandat serait de prévoir les embûches possibles et d’envisager des solutions adéquates en vue de réaliser ce projet ambitieux. Prenez note que les réunions ne commenceront pas avant le mois de novembre. Puisqu'il n'y a pas encore de date de tombée pour la publication d'un tel recueil, la fréquence des réunions sera déterminée par les membres du comité.

Si un ou plusieurs de ces comités vous intéressent, vous pouvez nous contacter au ggul@public.ulaval.ca. C’est avec plaisir que nous vous donnerons de plus amples détails.

vendredi 12 août 2011

Rentrée universitaire du GGUL


Bonjour,

L'été est déjà bien amorcé et la rentrée se rapproche! Bien que pour beaucoup, cela rime avec fin des vacances et retour à un horaire de travail/études/vie sociale chargé, le GGUL est là pour vous remonter le moral puisque ses activités reprendront sous peu! La rentrée 2011 sera d'ailleurs plutôt occupée pour l'association. Plus haut, vous pouvez consulter la programmation préliminaire d'activités pour l'automne (notez que la date de l'assemblée générale n'est pas définitive). Nous souhaitons votre participation à nos activités. C'est pourquoi nous vous invitons à remplir trois sondages Doodle concernant les activités suivantes:

1) Kiosque du GGUL à la Fête Arc-en-ciel 2011 (2 au 4 septembre). Nous serons sur la rue St-Jean, qui sera piétonne pour l'occasion. Le kiosque serait tenu le samedi 3 septembre de 11h à 17h ou remis au lendemain en cas de pluie. Nous avons besoin de bénévoles pour aider à faire connaître le GGUL! Voici le sondage:
http://doodle.com/eyxcr7vtabmzve6u

2) Kiosque à la Rentrée UL 2011 (6 et 7 septembre). Nous aurons un kiosque au pavillon Alphonse-Desjardins de 8h à 18h. Encore une fois, nous avons besoin de bénévoles pour répondre aux passants qui s'intéressent au GGUL et qui voudraient y adhérer! Voici le sondage:
http://www.doodle.com/hixrdvniuum53ara

3) Assemblée générale annuelle du GGUL. C'est l'un des événements les plus importants pour l'association puisque son conseil d'administration y est élu et que le bilan de l'année précédente y est fait. Formule plus conviviale cette année: l'assemblée sera plus courte, un goûter la précédera et une soirée au Pub universitaire la conclura. Détails à venir! Voici le sondage pour indiquer votre préférence quant à la date de l'assemblée:
http://www.doodle.com/crfbq75c4qqxs76c

J'en profite pour vous inviter à participer en grand nombre à la Fête Arc-en-ciel 2011 et à "aimer" la page officielle de l'événement sur Facebook. Répondez en grand nombre à l'invitation du GRIS-Québec à des conférences sur la diversité sexuelle le vendredi 2 septembre à l'hôtel Pur (13h30).

Au plaisir de vous revoir et bonne fin d'été!
Émile Piché
Trésorier du GGUL

jeudi 11 août 2011

Comité été 2011: rencontre du 19 juillet 2011

Depuis la dernière rencontre, le plan de commandite a été revu en entier, avec une mise en page plus aérée et colorée ainsi que des textes mettant en valeur les forces du GGUL en matière de communications. La nouvelle version du document a été reçue très favorablement par le comité. Quelques modifications mineures y seront apportées, puis la nouvelle version sera soumise à nouveau au comité avant d’être imprimée.

Il a ensuite été question des rabais offerts aux commanditaires qui achètent plusieurs options de visibilité au GGUL. L’ancienne formule, soit celle de forfaits comprenant des groupes présélectionnés d’options de visibilité, était relativement simple mais rigide. Il a alors été proposé de laisser aux commanditaires le choix des options de visibilité en appliquant des rabais de plus en plus importants avec l’augmentation de la valeur totale de la visibilité sélectionnée. La formule d’un pourcentage de rabais par palier (10% de rabais entre 100$ et 145$, 15% de rabais entre 150$ et 195$, etc.) a été retenue.

La rencontre s’est terminée sur une discussion concernant la procédure de sollicitation. Les efforts seront surtout concentrés dans les environs de l’Université Laval, soit à Sainte-Foy. Une liste sera faite des différents commerces des environs, puis les personnes intéressées se répartiront ces commanditaires potentiels. La sollicitation téléphonique sera privilégiée afin de sauver temps, énergie et impressions de documents. Des plans de commandites et des contrats en couleur seront tout de même imprimés sous peu, la procédure de sollicitation rédigée, puis l’équipe commencera les appels!

La prochaine rencontre, prévue le mardi 2 août à 19h30, portera sur la préparation de la rentrée universitaire de l’automne 2011.

Comité été 2011: rencontre du 5 juillet 2011

La quatrième rencontre du comité d’été 2011 du GGUL s’est divisée en deux : il a d’abord été question de la charte du GGUL, puis de la recherche de commandites. L’article 6 de la charte, qui traite de la mission de l’association, a été adapté en fonction des recommandations d’un comité de travail qui s’était penché, notamment, sur la mission et les objectifs du GGUL pendant l’année 2009-2010. L’inclusion des personnes transgenres et transsexuelles avait été sujette à débat dans des rencontres antérieures du comité été 2011. D’une part, on jugeait que le GGUL ne peut défendre la cause ou répondre aux besoins de cette population parce qu’il n’est pas outillé pour le faire. D’autre part, on considérait que le GGUL peut s’outiller pour inclure cette population et que cette question est déjà pertinente considérant la présence de personnes transgenres dans l’association. Cette deuxième position a été retenue à l’unanimité par les personnes présentes. Il a donc été décidé d’inclure, dans la charte, l’identité sexuelle et de genre dans la définition de la diversité sexuelle. Voici donc la version révisée de l’article 6 :

Mission 6. La mission du Groupe est de valoriser la diversité sexuelle au sein de la communauté universitaire et de la région de la Capitale-Nationale.

Diversité sexuelle: la diversité sexuelle se définit comme la diversité des orientations sexuelles ainsi que des identités sexuelles et de genre.

Buts : Les buts du Groupe sont :
a) Sensibiliser la communauté universitaire à la diversité sexuelle;
b) Accueillir l’ensemble des personnes concernées par la diversité sexuelle dans un environnement ouvert et serein;
c) Permettre l’épanouissement de chacun des membres du Groupe;
d) Favoriser un climat social sain et dynamique au sein du Groupe;
e) Demeurer une ressource en matière de diversité sexuelle sur les plans communautaire et académique;

Cette partie de la rencontre terminée, il a été question de la recherche de commanditaires qui devrait commencer cet été. Quelques explications sur la recherche de commandite ont été données, puis les personnes présentes ont révisé chacune des options de visibilité offertes par le GGUL afin d’en préciser la description et la tarification. Par exemple, il a été convenu de réduire le prix de la publicité dans les dépliants d’activités à 15$ par session (automne 2011 ou hiver 2012) et à 25$ pour ces deux sessions, alors que les tarifs précédents étaient de 25$ par session et de 40$ pour deux sessions. Le prix de la plupart des options de visibilité a été revu à la baisse afin de les rendre plus attrayantes aux yeux des commanditaires. Certaines options ont également été retirées. Lors de la prochaine rencontre, le reste du plan de commandites sera révisé, puis la recherche de commandite sera répartie entre les personnes intéressées. La procédure de sollicitation sera également à l’ordre du jour de la rencontre du mardi 19 juillet à 19h30.

lundi 4 juillet 2011

Comité d'été - Réunion du 7&21 juin 2011

Le comité d'été a souhaité réviser la charte du GGUL. Conformément à sa volonté, il ne proposera qu'une seule version au CA. Les propositions non-retenues seront cependant rapportées dans ce compte-rendu.

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***

Chapitre 1 :

Section 4 :

La mission , les buts et valeurs seront actualisées en se basant sur les réflexions de l'année précédente.

Section 6 :

~Article 11.1 :

Le mot « engagement » devient « employabilité » pour limiter les ambiguïtés.


~Article 12 :

Ajout de la phrase : «Le membre de soutien est soit un employé ou un donateur qui ne souhaite pas adhérer à l’association. »


~Article 13 :

Ajout d'une virgule entre « époque » et « lieu ».


***

Chapitre 2 :

Section 1 :

Cette section reste inchangée.

Toutefois, il a été proposé de déplacer l'AGA-bilan (assemblée générale annuelle) à la fin du printemps afin d’élire un CA (conseil d'administration) d'intérim pour toute la durée de l'été. Cela permettrait de faire un AGA courte début septembre, où le CA définitif serait composé. La proposition n'a pas été retenu.


Section 2 :

~Article 25 :

L'article devient : « Le conseil d’administration est composé d'un minimum de trois membres élus en Assemblée générale annuelle : le président, le trésorier et le secrétaire. »

Il a été proposé de laisser le nombre à 5.


~Article 27 :

Correction : « absences non-motivées »


~Articles 36/37 : Abrogés (cf. article 25)


***

Chapitre 3 :

~Article 47 :

Aucune modification, cependant il sera nécessaire de revoir cet article avec l'aide du trésorier.


***

Chapitre 4 :

~Article 53 :

Le mot « des » devient « de ses » pour enlever toute ambiguïté.

Durant l'analyse de cet article par le comité d'été, il a été proposé d'obliger le CA a organisé une AG spéciale dans les 2 mois suivant un modification de la charte. Cette proposition n'a pas été retenue.


~Article 55 :

Correction d'une incohérence : « membres du CA » devient « membres présents à l'AG »

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Pour plus de détails, n'hésitez pas à nous contacter au ggul@public.ulaval.ca.

N'oubliez pas, vous pouvez laisser des commentaires pour chaque article!

vendredi 3 juin 2011

Comité d'été - Réunion du 24 mai

Le GGUL a décidé de créer un comité consultatif qui abordera différents points afin de préparer la rentrée 2011. En toute simplicité, il s’appelle « Comité d’été ».
Pour commencer, un remue-méninges a été proposé à la douzaine de personnes présentes lors de la première réunion. Il se découpe en 4 parties : les acquis et points positifs/ les « lacunes » et points à améliorer/ les objectifs du comité pour l’été/ idées de projets pour 2011/2012.

Tableau récapitulatif :

Acquis et points positifs:

Collaboration des bénévoles x2

Esprit de groupe + plaisir x2

Communication

Association représentant la population du GGUL

Forces=membres x2

Activités traditionnelles et plus x2

Local + permanences

Sentiment d’appartenance


Points à améliorer:

Démocratiser au maximum

Organisation x2

Tirer profit des mois d’été

Communication

Répartition des tâches

Organisation du CA/coordination

Mobilisation/participation continue

Commandites régulières

Début de l’année en mai avec élections

Être moins à la dernière minute


Objectifs du comité:

Commandites x3

Documents sur le fonctionnement du CA

Documents sur le fonctionnement du CA

Grandes lignes du calendrier (activités) x2

Refaire la charte

Définition des postes

Remue-méninge

Contact/activité d’été


Projets pour 2011/2012:

Show x3

Fds divers x3

Activités x2

Journées thématiques

Partenariats

Commandites

Colloque

Continuer les efforts avec les médias d’UL

Films d’horreur

-


Suite à cette réflexion il a été décidé que lors de la réunion du 7 juin, qui aura lieu au local du GGUL à 19 h, le comité proposera des idées pour l’organisation de l’assemblé générale de septembre et pour actualiser la charte. Pour vous donner une idée, voici la charte de 2000 et 2004.

Si tout se passe dans les temps, la troisième réunion (date à déterminer) traitera des commandites.

Ce comité est ouvert à tous les membres qui souhaitent y participer. Si vous voulez des précisions ou avez des idées, vous pouvez nous contacter au ggul@public.ulaval.ca.

Au plaisir de vous voir aux prochaines réunions du comité d'été!

L'équipe du GGUL et du comité d'été

vendredi 18 février 2011

L'homosexualité en Afrique

Voici un court article suivi d'un entretien que Fabien M., un de nos v.-p. aux activités, a fait pour nous parler de la réalité homosexuelle en Afrique. Un sujet malheureusement méconnu qui mérite qu'on s'y intéresse. N'hésitez pas à réagir sur le sujet en nous laissant un commentaire !

« L’homosexualité est une tare blanche qui ne s’applique pas aux Africains », assure le président du Zimbabwe, Robert Mugabe. « L’union de deux personnes du même sexe ne fait pas non plus partie de la culture africaine : cela déshonore la communauté, les ancêtres et néglige la procréation. Ce n’est pas bien, ce n’est pas africain.», affirme Moss Nthlha, co-président d’une confession religieuse. L’ancien président nigérian Olusegun présente l’homosexualité comme « anti-africaine ».

Ce petit florilège de citations illustre que dans l’imaginaire des sociétés africaines, l’homosexualité n’existe pas et s’il se manifeste, c’est une « perversion » dérivée des colons, les Occidentaux. Cette perception s’inscrit dans une logique historique. L’absence d’études relatives à la construction sociale de la sexualité dans cette région du monde est due à l’influence du christianisme en raison de son caractère tabou. La question n’a été soulevée qu’à travers le prisme moral des missionnaires, premiers anthropologues occidentaux, jugeant plutôt qu’analysant en rapport avec les insatisfactions qu’ils éprouvaient vis-à-vis de leur société occidentale. Leur discours sociocentriste va conduire à écarter l’homosexualité dès le 18ème siècle de l’Afrique.

Pour autant, en étudiant les ethnies et leurs langues, cette affirmation est parfaitement erronée et des comportements homosexuels peuvent être retrouvés et acceptés dans certaines structures tribales avant la colonisation. Toutefois, cette idée s’est imposée dans l’imaginaire collectif et le regard porté sur l’homosexualité est biaisé par cette contre-vérité. De ce fait, la situation des homosexuels, de nos jours, est confrontée à cette réalité. Pénalisés, criminalisés, risquant dans certains cas la peine de mort, ils sont également instrumentalisés par des dictatures en recherche de légitimité.

Charles Gueboguo, sociologue camerounais, a décidé de s’intéresser à cette question et apparaît comme un des très rares spécialistes sur le sujet. Il a répondu à quelques questions :

1. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous intéresser à la question homosexuelle ?
La curiosité. Le métier du sociologue c’est de voir, d’espionner, d’interroger, de questionner. En tant que sociologue, je suis interpellé par tout ce qui se passe autour de moi. La curiosité m’a donc poussée à remarquer que de plus en plus le fait homosexuel au Cameroun se visibilisait alors qu’il restait interdit à la fois par la législation en vigueur et les rigidités hétéronormatives sociales.

2. Comment a été perçue votre démarche sur un sujet-ô combien- tabou ? Que ce soit par le public, le milieu universitaire …. ?

Au départ, personne n’y croyait. Même pas mes proche. Après le public et certains membres du milieu universitaire m’ont taxé d’idéologue de l’homosexualité. Bref je suis aujourd’hui marginalisé à cause de mon objet d’étude qui est marginal. Très vite dans les imaginaires on confond le sujet avec son objet d’étude, surtout pour des thématiques aussi sensibles que celles de sexualités.

3. A-t-il été difficile d’effectuer des recherches sur cette question qui n’avait pas été vraiment traitée auparavant ?

Oui, il a fallu que je me montre patte blanche auprès des répondants, c’est-à-dire que je démontre que je ne suis pas là pour les dénoncer à la police ou alors les traiter comme des bêtes de foires. Cela a pris prêt de 4 ans pour convaincre le peu qui a accepté de répondre, soit 81 enquêtés, à mes questions.

4. Comment l’homosexualité est-elle vécue en Afrique contemporaine ?

De manière générale, elle est mal vécue par les Alter mais aussi par les personnes concernées. Il s’agit d’une vraie souffrance chez les uns comme chez les autres, car ils ne comprennent pas l’autre qui apparaît comme étrange-étranger, et l’autre ne comprend pas pourquoi il est rejeté alors qu’il dit n’avoir pas fait le choix de son orientation sexuelle. C’est donc un dilemme vécu d’un côté comme de l’autre.

5. Les mouvements associatifs ont-ils une visibilité ?

Oui, plus que jamais. Depuis mai 2007 une branche régionale africaine de l’ILGA (International Lesbian and Gay Association) a vu le jour. Elle fédère par moins de 20 associations LGBTI africaines. Il y a aussi la Coalition Africaine des Lesbiennes (CAL) qui existe depuis de nombreuses années. Tous ces groupes sont basés en Afrique du Sud. Mais la plupart des mouvements locaux pour des mesures de sécurité avance sous la houlette de la lutte contre le sida, droits de l’Homme ou de l’égalité de genre. Mais il existe des cas comme au Kenya, au Cameroun, en Namibie, en Afrique du Sud ou encore au Botswana où les associations se labellisent elles-mêmes comme association LGBTI.

6. Comment expliquez-vous cette homophobie latente que l’on retrouve en Afrique subsaharienne ?
On ne pourrait pas l’expliquer en un mot, et je pense même qu’il faut se poser la question de savoir s’il s’agit d’homophobie dans son sens étymologique ou tout simplement de sentiment anti-homosexuel qui naît de quelque chose que la société ne comprend pas, ne veut pas comprendre et ne peut pas comprendre. Mais pour revenir à votre question, évoquons entre autres, la confusion dans les imaginaires sociaux entre homosexualité et sorcellerie ; homosexualité et efféminement ce qui est un sacrilège dans ces sociétés africaines en majorité phallocratique ; enfin homosexualité et pédophilie. Un grand travail d’explication de concept reste donc encore à faire.

7. Comment parvenir à une meilleure acceptation de l’homosexualité en tant qu’identité ?
C’est une construction qui selon les individus ira plus vite ou moins vite. Mais l’environnement social va aussi jouer un rôle déterminant. Enfin je pense la socialisation que l’on reçoit devrait mettre un accent sur l’acceptation des différences pour une meilleure cohésion sociale. Mais tout cela reste des pistes, on ne peut pas poser des prêt-à-fonctionner car cela dépend vraiment beaucoup des personnes et des milieux sociaux de production.

8. Vous êtes camerounais. En 2007, la presse locale a « outé » des personnes publiques. Qu’en avez-vous pensé ?
Il s’agit d’une manipulation, d’une instrumentalisation des populations qui ne veut pas dire son nom. Mais son mérite est d’avoir mis la question de l’homosexualité au grand jour, même si ce fut de façon tragique pour certaines familles. Comme quoi pour parvenir à un certain ordre, les sociétés passent aussi par le désordre.

mardi 8 février 2011

Les personnificateurs féminins/Drag-queen dans "Francs-tireurs"

Aujourd'hui, nous vous proposons un extrait de l'émission 335 des Francs-Tireurs.
Retrouvez Claude Barabé, alias Réglisse, Michel Dorion et François Dagenais dans un entretien avec Patrick Lagacé en mode drag queen.

Une excellente émission qui lève les préjugés dont sont victimes les personnificateurs féminins au sein même de la « communauté gaie ».






La version complète est accessible sur Télé-Québec: http://video.telequebec.tv/video/6404


N'hésitez pas à vous exprimer en commentant!

dimanche 23 janvier 2011

[J-J] Spectacle-bénéfice du GGUL : les 7 péchés capitaux.

Ce soir se déroulera le spectacle-bénéfice du GGUL! Sous le thème des 7 péchés capitaux, plusieurs de nos membres ont concocté divers numéros pour représenter ces derniers. Que ce soit par la danse, le chant ou le théâtre c'est un spectacle haut en couleur qui vous attend au Drague le 23 janvier 2010 à 20h. À vrai dire, il serait presque péché de manquer une telle soirée... Pour vous faire patienter, des photos seront dévoilées d'ici la date ultime dévoilant peu à peu des bribes du spectacle... Pour plus d'informations, consultez notre page Facebook ou notre site Internet.

Voici un morceau de texte vous dévoilant un élement du spectacle...


"Je suis dans une boîte,
Une boîte à chansons,
Équipée de mes courbes
Et d'un regard vagabond.
J'y suis seule et sobre
Au sein d'une foule
Qui est ivre de flirt, de musique et d'alcool,
Puis j'ai le coeur content
Malgré l'isolement
Et le corps comblé
Par la chaleur des passants..."

Par Anne-Sophie R.-P.

samedi 22 janvier 2011

[J-1] Spectacle-bénéfice du GGUL : les 7 péchés capitaux.

Il ne reste qu'un jour avant le spectacle-bénéfice du GGUL! Sous le thème des 7 péchés capitaux, plusieurs de nos membres ont concocté divers numéros pour représenter ces derniers. Que ce soit par la danse, le chant ou le théâtre c'est un spectacle haut en couleur qui vous attend au Drague le 23 janvier 2010 à 20h. À vrai dire, il serait presque péché de manquer une telle soirée... Pour vous faire patienter, des photos seront dévoilées d'ici la date ultime dévoilant peu à peu des bribes du spectacle... Pour plus d'informations, consultez notre page Facebook ou notre site Internet.

(Photo par Amaury S.)

Voici la quatrième photo vous dévoilant un élement du spectacle...

jeudi 20 janvier 2011

[J-3] Spectacle-bénéfice du GGUL : les 7 péchés capitaux.

Il ne reste que 3 jours avant le spectacle-bénéfice du GGUL! Sous le thème des 7 péchés capitaux, plusieurs de nos membres ont concocté divers numéros pour représenter ces derniers. Que ce soit par la danse, le chant ou le théâtre c'est un spectacle haut en couleur qui vous attend au Drague le 23 janvier 2010 à 20h. À vrai dire, il serait presque péché de manquer une telle soirée... Pour vous faire patienter, des photos seront dévoilées d'ici la date ultime dévoilant peu à peu des bribes du spectacle... Pour plus d'informations, consultez notre page Facebook ou notre site Internet.

(Photo par Michel B.)

Voici la troisième photo vous dévoilant un élement du spectacle...

mardi 18 janvier 2011

Local du GGUL Version Halloween

Vous vous souvenez du local à Halloween? Non? pas de souci, voici de quoi vous le remémorer:


Pour ceux qui ne le connaissent pas, vous êtes tous bienvenus au local 2223 du GGUL.
Plus d'infos sur les horaires sur le site GGUL.org.

lundi 17 janvier 2011

[J-5] Spectacle-bénéfice du GGUL : les 7 péchés capitaux.


Il ne reste que 5 jours avant le spectacle-bénéfice du GGUL! Sous le thème des 7 péchés capitaux, plusieurs de nos membres ont concocté divers numéros pour représenter ces derniers. Que ce soit par la danse, le chant ou le théâtre c'est un spectacle haut en couleur qui vous attend au Drague le 23 janvier 2010 à 20h. À vrai dire, il serait presque péché de manquer une telle soirée... Pour vous faire patienter, des photos seront dévoilées d'ici la date ultime dévoilant peu à peu des bribes du spectacle... Pour plus d'informations, consultez notre page Facebook ou notre site Internet.

(Photo par Anne-Sophie R.-P.)

Voici la deuxième photo vous dévoilant un élement du spectacle...

samedi 15 janvier 2011

Une démystification spéciale… comme les autres

Secrétariat de l’école, 9h40. Nous sommes deux bénévoles à attendre la professeure qui nous mènera à son groupe d’éthique et culture religieuse. On échange quelques mots sur nos expériences antérieures de démystification, puis l’enseignante arrive, souriante et les bras pleins de dossiers. Après les présentations, nous suivons notre guide dans les dédales de l’école. Un défi, dans la masse grouillante et bruyante des élèves entre deux cours, apparemment impatientEs de se raconter les nouvelles de la dernière journée… Ou d’enlacer leur tendre moitié bien au milieu du couloir. Ah, dans mon temps… C’était pareil.


9h48. On arrive enfin au local, un peu étourdiEs. Pour l’instant, personne d’autre dans la classe. Un rapide coup d’œil permet d’estimer à 28 le nombre d’écoliers qui seront présents. Pas un groupe facile selon la professeure, qui rapporte plusieurs commentaires homophobes de la part de deux ou trois élèves au cours des derniers mois. Qu’à cela ne tienne, nous ferons de notre mieux. Nous commençons à écrire nos noms au tableau quand nous entendons avec nostalgie le son de la « cloche ». « Ce n’est que la première », nous dit-on, « la vraie est dans trois minutes ». Ils arrivent in extremis pour la suivante et s’assoient, perplexes devant notre présence.


9h55. Ça y est, la vraie cloche retentit. Le bruit des élèves quelque peu fébriles est rapidement remplacé par une voix monotone qui résonne dans l’interphone pour faire quelques annonces. L’attention des élèves semble bien ailleurs… Comme on les comprend. Cela nous laisse néanmoins le temps de balayer la salle du regard et d’échanger quelques sourires timides avec l’assistance. L’interphone se tait. La professeure nous présente comme des bénévoles du GRIS-Québec, puis nous cède la parole.


Je laisse ma partenaire expliquer le déroulement de la période, puis je l’aide à distribuer les questionnaires que les jeunes devront remplir au début et à la fin de la période. On leur demande d’y répondre individuellement et honnêtement. On rappelle la date quelques fois. Quelques minutes après, les jeunes déposent leur questionnaire sur le coin de leur bureau. Je présente le GRIS-Québec et d’autres ressources en lien avec l’orientation sexuelle, puis je décris rapidement mon vécu dans une « bande annonce » d’une minute suivie de celle de ma partenaire.


« Nous attendons maintenant vos questions. Toutes les questions sont bonnes, mais nous demandons qu’elles soient formulées de manière respectueuse. Quelqu’un veut briser la glace? », demande ma collègue. Petit silence gêné, puis les mains commencent à se lever. Première question sur la façon dont notre famille a réagit suite au dévoilement de notre orientation sexuelle. Viennent ensuite celles sur la façon dont nous avons découvert notre homosexualité, sur la réaction de nos amis à notre « sortie du placard » et sur notre vécu d’homophobie. La question classique se rapproche inexorablement. On nous demande s’il est vrai que dans un couple homosexuel, l’unE des partenaires « fait le gars et l’autre, la fille ». Sachant que souvent, cette question sous-entend les pratiques sexuelles, nous effleurons le sujet. Une élève saisit l’occasion pour en savoir plus sur notre vie sexuelle. Nous répondons à cette question tour à tour en se gardant un petit jardin secret. Il est ensuite question de mariage, d’enfants, de bisexualité et de défilé de la « fierté gaie ». Finalement, comme c’est généralement le cas, les élèves se comportent beaucoup mieux que ce que la professeure avait prévu. C’est même un groupe très agréable!


Il ne reste que cinq minutes. Nous remercions les élèves pour leur participation et leur demandons de remplir la seconde moitié du questionnaire. La plupart finissent en peu de temps, presséEs de pouvoir parler deux minutes avec leurs collègues. La cloche sonne et la classe se vide à une vitesse étonnante. Nous remercions la professeure puis quittons l’école avec les questionnaires pour les rapporter au GRIS-Québec. Je partage ma satisfaction avec ma partenaire qui a elle aussi bien hâte à sa prochaine performance.

FIN

Voilà ce qu’est une démystification à peu près typique. Vous êtes maintenant convaincuEs que la démystification est pour vous. C’est justement le temps de s’inscrire à la formation qui a lieu le samedi 5 février prochain. Pour information, contactez Kévin Lavoie au 418-523-5572 ou à demystification@grisquebec.org. Faites vite, les places sont limitées!

Émile P., v.-p. aux finances

dimanche 9 janvier 2011

[J-14] Spectacle-bénéfice du GGUL : les 7 péchés capitaux.

Il ne reste que 14 jours avant le spectacle-bénéfice du GGUL! Sous le thème des 7 péchés capitaux, plusieurs de nos membres ont concocté divers numéros pour représenter ces derniers. Que ce soit par la danse, le chant ou le théâtre c'est un spectacle haut en couleur qui vous attend au Drague le 23 janvier 2010 à 20h. À vrai dire, il serait presque péché de manquer une telle soirée... Pour vous faire patienter, des photos seront dévoilées d'ici la date ultime dévoilant peu à peu des bribes du spectacle... Pour plus d'informations, consultez notre page Facebook ou notre site Internet.

Voici la première photo vous dévoilant un élement du spectacle...

samedi 8 janvier 2011

Démystifions la démystification version GRIS-Québec!

Démystiquoi? Quelle idée de commencer un article avec un mot que personne ne connaît? Vous désirez une explication n’est-ce pas? Juste requête à laquelle je m’empresse de répondre par une définition personnelle :

« La démystification est un atelier de sensibilisation de type témoignage dans lequel deux bénévoles, idéalement un homme et une femme, répondent aux questions de l’assistance en fonction de leur vécu homosexuel ou bisexuel. »

Comprenons-nous bien. La démystification n’est pas une conférence, car l’accent est mis sur le vécu des bénévoles et non sur des statistiques ou sur des connaissances scientifiques. Ce n’est pas non plus un débat à saveur philosophique ou politique. Selon l’équipe du GRIS-Québec (Groupe régional d’intervention sociale de Québec), le vécu personnel est la seule information qui n’est pas contestable. Ainsi, sauf exceptions, les bénévoles répondent aux questions des participantEs en fonction de leur expérience comme personne gaiE, lesbienne ou bisexuelLE.

D’accord, mais qui sont ces bénévoles? Vous l’aurez deviné, le thème central des ateliers étant l’orientation sexuelle, ce sont d’abord des personnes gaiEs, lesbiennes ou bisexuelLEs. Les hétéros ouverts à la cause ne peuvent donc pas faire de démystification? Non, car les bénévoles racontent leur histoire personnelle en lien avec leur homosexualité ou leur bisexualité. Et les âges? Les bénévoles doivent être majeurEs, mais il n’y a pas d’autre contrainte d’âge; il y a des jeunes et des moins jeunes (entre 18 et plus de 60 ans). Et pas besoin de diplôme en psychologie ou en service social : l’appartenance professionnelle est très variée parmi les bénévoles.

En fait, le processus de recrutement est le suivant : chaque bénévole potentielLE est rencontréE par l’intervenantE responsable des démystifications au GRIS-Québec. Les démystifications sont expliquées à l’intéresséE, puis l’intervenantE lui pose des questions sur son vécu homosexuel ou bisexuel. Après cette rencontre, la personne peut généralement s’inscrire à la formation la plus proche, qui est obligatoire pour faire des démystifications. Longue d’une journée de fin de semaine, elle comporte plusieurs ateliers animés par des démystificateurs et démystificatrices expérimentéEs. Les participantEs sont plongés rapidement dans l’action et apprennent à répondre aux questions les plus souvent posées en démystification. À la fin, ils s’exercent devant public dans le cadre d’une simulation. Programme chargé qui mérite un souper au restaurant en compagnie des autres participantEs et de l’équipe de formation! Il suffit ensuite d’observer une ou deux démystifications et lorsque l’on se sent prêt, on donne son nom pour en animer.

Votre curiosité titillée vous imprègne maintenant d’un ardent désir d’en savoir plus. Je le sens derrière l’écran. Dans ma grande bienveillance, j’assouvirai votre soif de connaissance par le récit d’une démystification typique telle que vue par des bénévoles devant une classe d’école secondaire… Lisez bientôt le prochain article!

Émile P., v.-p. aux finances